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14 mars 2019

Avec les nombreux mètres de neige tombés

Le maire de Nominingue craint les inondations

Le maire de Nominingue Georges Décarie a fait part de sa crainte de voir de sérieuses inondations sur son territoire, notamment celle qui suivra avec le dégel de la rivière Saguay qui pratiquement tous les ans déborde de son lit. Qu’en pense la Municipalité de Lac-Saguay?

Ronald McGregor - Info Nord , journaliste

Une résidence du chemin des Hirondelles à Nominingue, au bord de la rivière Saguay, qui trop souvent est affectée par la crue du cours d’eau (photo: Ronald McGregor – L’Information du Nord).
Une résidence du chemin des Hirondelles à Nominingue, au bord de la rivière Saguay, qui trop souvent est affectée par la crue du cours d’eau (photo: Ronald McGregor – L’Information du Nord).

«Avec la neige que nous accumulons depuis le début de l’hiver, il faut s’attendre, au printemps, à des débordements de nos cours d’eau, entre autres, la rivière Saguay», explique le maire Décarie dans le bulletin municipal de février.

La réalité, c’est que Nominingue sera toujours tributaire de l’eau de Lac-Saguay. Le maire indique que Nominingue travaille de près avec Lac-Saguay et l’organisme de bassin versant des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon (OBV RPNS). L’écoulement de l’eau de la rivière est à l’étude pour trouver des pistes ou des actions dites concrètes pour atténuer les effets des inondations annuelles. «Cette problématique n’est pas simple et exige une expertise que possède actuellement l’OBV RPNS», déclare l’élu municipal.

Une loi à respecter

À Lac-Saguay, le directeur général Richard Gagnon comprend l’inquiétude du maire Décarie et tient le discours qu’il a donné au journal l’été dernier: la Municipalité gère son barrage situé au parc Georges-Painchaud comme l’exige la Loi sur la sécurité des barrages du Québec. «J’ai un barrage et je suis lié à une loi qui fait que je dois m’assurer que le barrage ne part pas», confie-t-il. Il faut dire que selon le ministère de l’Environnement, le barrage de la municipalité, comme celui du lac Allard plus bas sur la rivière Saguay, est considéré de «forte contenance».

«Même s’il fait un beau printemps, quand on envoie de l’eau à Nominingue, il y a ce rétrécissement au petit lac Nominingue, ce que l’on appelle un petit détroit et il est étroit et peu profond. Quand l’eau arrive là, ceux qui sont bâtis sont inondés», ajoute-t-il.

Le directeur général explique que 25% de l’eau s’écoulant vers Nominingue provient de la municipalité et l’autre 75% vient d’ailleurs. Il craint d’ailleurs une importante fonte des neiges cette année, comme le maire Décarie.

Ça pourrait être pire

«Si le barrage cède et que le lac se vide, il y aura de méchants problèmes. Lac-Saguay est aussi tributaire de ce qui se trouve au-delà de chez elle: les montagnes et les lacs s’en viennent tous chez nous. Ce que l’on essaye de faire toujours, c’est de passer le plus d’eau possible tranquillement au printemps pendant le plus de temps possible en baissant le niveau du lac», explique M. Gagnon. Il ne cache pas que cette manœuvre demande beaucoup quand la fonte est rapide, couplée à des pluies, des vents et même le regel.

«Avant de se rendre à Nominingue, l’eau passe par le lac Allard: on ne veut pas noyer personne là. Si gérer tout ça était comme le jour de la marmotte, on regarderait comment ç’a été l’an dernier et l’on ferait la même chose», indique-t-il.

Mais ce n’est pas ainsi la réalité.

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Ronald McGregor - Info Nord , journaliste

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