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17 juillet 2019

Accusé de conduite dangereuse sur la route 117

Dany Damboise s’en tire avec une peine réduite

Dany Damboise, 37 ans, chauffeur de véhicules poids-lourds de Rivière-du-Loup, a plaidé coupable à une accusation réduite de conduite dangereuse, le 2 juillet 2019 au palais de justice de Mont-Laurier. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement moins un jour à purger dans la collectivité suite à une suggestion commune des deux procureures.

Gilles C. Poirier , journaliste judiciaire

L’épave du camion Ford F-150 de Joël Labelle suite à l’accident (photo: gracieuseté – Joël Labelle).
L’épave du camion Ford F-150 de Joël Labelle suite à l’accident (photo: gracieuseté – Joël Labelle).

Le 13 novembre 2015, Dany Damboise conduisait un camion semi-remorque sur la route 117 en direction sud. À 11h23, à la hauteur du kilomètre 205 à Lac-des-Écorces, il a changé de voie et a percuté une camionnette de marque Ford F-150 conduite par Joël Labelle qui venait en sens inverse.

Sous l’impact, une explosion s’est produite et le camion semi-remorque a pris feu. La victime a été partiellement éjectée de sa camionnette à travers le pare-brise et a été conduite à l’hôpital pour y soigner des blessures importantes.

Il a été souligné devant le tribunal que Dany Damboise se serait endormi au volant et qu’il aurait dépassé la limite d’heures de conduite autorisée.

Les accusations originales de conduite dangereuse causant des lésions corporelles ont été modifiées à conduite dangereuse. L’accusé a plaidé coupable. La procureure aux Poursuites criminelles et pénales a mentionnée que les données G.P.S. et du «log-book» du chauffeur pourraient poser problèmes dans un éventuel procès.

Une vie hypothéquée

Joël Labelle, victime dans cet accident, a témoigné des impacts dans sa vie personnelle, professionnelle et émotive. Il devra vivre dorénavant avec des limitations physiques. Il est en arrêt de travail depuis ce 13 novembre 2015. Lui-même chauffeur et mécanicien, il a dit comprendre l’accusé.

L’accident aurait pu avoir des conséquences encore plus tragiques. En effet, M. Labelle était en direction de la garderie pour aller chercher son fils âgé d’un an.

Le juge Frédéric Bénard, dans son adresse, a mentionné le professionnalisme de la procureure du DPCP et a souligné qu’elle avait sûrement consulté la victime et obtenu son accord avant d’en arriver à une telle entente. Il a également fait mention que la victime n’aura pas la même chance que l’accusé, sa vie étant maintenant hypothéquée.

La peine

Les parties ont également tenu compte que Dany Damboise avait la garde exclusive de ses enfants et qu’une peine d’emprisonnement ferme obligerait sûrement le placement des enfants par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Les accusations originales de conduite dangereuse causant des lésions corporelles rendaient Dany Damboise non éligible à purger sa peine d’emprisonnement dans la collectivité.

Dany Damboise sera assigné à résidence 24h/24 pendant la première année et de 22h à 7h la deuxième année, sauf exceptions prévues par le tribunal. Il sera par la suite soumis à une probation d’un an. Il sera également soumis à une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant une période de trois ans.

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Gilles C. Poirier , journaliste judiciaire

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