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9 octobre 2019

Environnement, agriculture, route 117

Ces promesses et ces attaques qui ponctuent la campagne

David Graham se pose en champion de l’environnement; Marie-Hélène Gaudreau en défenseuse du monde agricole et Serge Grégoire en partenaire dans le dossier de la route 117 : la campagne fédérale bat son plein dans Laurentides-Labelle. Tour d’horizon.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Les candidat(e)s du Bloc, du Parti libéral et du Parti conservateur, Marie-Hélène Gaudreau, David Graham et Serge Grégoire (photo : montage – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Les candidat(e)s du Bloc, du Parti libéral et du Parti conservateur, Marie-Hélène Gaudreau, David Graham et Serge Grégoire (photo : montage – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Une semaine après le déclenchement des élections, David Graham a brandi la perspective d’un retour du Bloc Québécois à la tête de Laurentides-Labelle comme une menace pour la prospérité de la circonscription. Dans un communiqué de presse daté du 18 septembre, il a attaqué « l’absence de résultats » de la dernière députée bloquiste à avoir représenté la circonscription à Ottawa, Johanne Deschamps (2004-2011).

Selon lui, la candidate actuelle du Bloc, Marie-Hélène Gaudreau, « ne fait que coller son chef ou vivre dans le passé ».

« Les bloquistes ont une seule raison d’être : diviser notre pays en passant leur temps à critiquer. Ils peuvent bien promettre la lune, mais ne peuvent jamais livrer », a-t-il lancé, avant de s’offusquer que ses adversaires aient voté contre le financement d’organismes fédéraux au cours du dernier mandat.

Le candidat libéral pense qu’on doit au « partenariat avec le fédéral » les « résultats concrets » enregistrés depuis 2015 dans Laurentides-Labelle : branchement à Internet haute vitesse, soutien aux parcs régionaux, infrastructures touristiques et sportives, bâtisses communautaires et évènements culturels, meilleures opportunités pour les jeunes et les familles.

Défense du Québec

Le gribouillage d’affiches du Bloc à Saint-Sauveur a donné l’occasion à Marie-Hélène Gaudreau de rappeler que sa formation politique mène une campagne carboneutre. « Pour chaque tonne de gaz à effet de serre émise pour le transport, le Bloc versera une somme d’argent à Carbone boréal en échange d’une attestation de compensation. L’argent servira à compenser nos émissions par la plantation d’arbres et la recherche universitaire », a rappelé son équipe de campagne.

Le Bloc est revenu à la charge le 27 septembre, après le débat organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA) entre des agriculteurs de la région et les candidats.

« Les nombreux témoignages – chargés d’émotion – illustraient bien l’abandon vécu par nos entreprises agricoles, acéricoles et forestières, de 2006 à 2015 sous les conservateurs, puis de 2015 à aujourd’hui sous les libéraux de Justin Trudeau », a attaqué Mme Gaudreau à son tour, qui a rappelé que le Bloc se ferait le défenseur du Québec sur les enjeux de la gestion de l’offre, de la relève agricole, de l’achat local, de la foresterie et de la pénurie de main-d’œuvre.

« Qui veut et qui peut »

À la veille de la mobilisation mondiale pour l’avenir de la planète et le passage remarqué de la militante suédoise Greta Thunberg à Montréal, David Graham a voulu « ramener cet enjeu au premier plan de la campagne ».

Le 25 septembre, il a annoncé un train de mesures que les libéraux prendraient en cas de victoire le 21 octobre prochain, afin de stopper complètement l’émission de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050.

« Il existe des formations politiques au Canada qui nient l’existence des changements climatiques, ou qui en font un simple enjeu politique à court terme », a-t-il mis en garde, avant d’ajouter que le Parti libéral est le seul « qui veut et qui peut poser les grands gestes nécessaires ».

La plante verte

Avec ironie, Ludovic Schneider, candidat du Parti Rhinocéros, a surfé sur la vague de l’urgence climatique pour dévoiler lui aussi une stratégie environnementale le 1er octobre, comme, par exemple, obliger les concessionnaires à ne plus vendre que des voitures de couleur verte.

Le candidat rhino s’est engagé à montrer l’exemple en matière de défense de l’environnement en assurant qu’il ne manquerait pas, comme député, de jouer la plante verte à Ottawa.

« Noirceur »

Le lendemain, David Graham a de nouveau lancé des flèches aux bloquistes : « On ne peut surtout pas se permettre de retourner dans la noirceur, comme ça a été le cas quand on était représenté par le Bloc Québécois, et que la région n’a rien eu comme retour de présentation ».

Il a réitéré qu’en « ruraliste convaincu », il continuerait à faire bénéficier ses concitoyens « des retombées fédérales » si ces derniers lui donnent un second mandat.

117

Le conservateur, Serge Grégoire, s’est également manifesté le 3 octobre pour annoncer de manière conjointe avec d’autres candidats de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec que « les demandes répétées » concernant la route 117 trouveraient « enfin un écho favorable » avec eux.

« Le tronçon de la route 117 entre Labelle et Mont-Laurier a vraiment besoin d’investissements pour assurer une meilleure sécurité des individus qui y transitent. Seul un gouvernement conservateur au pouvoir pourra agir efficacement comme partenaire financier du gouvernement du Québec dans ce dossier », a-t-il assuré.

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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