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9 octobre 2019

Guichet d’accueil santé

« Le vent qui s’en allait vers Saint-Jérôme, ça suffit »

Interpelée par les maires des Hautes-Laurentides, la députée Chantale Jeannotte a obtenu un moratoire qui empêche jusqu’à nouvel ordre le transfert du Guichet d’accueil santé de la MRC d’Antoine-Labelle à Saint-Jérôme.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

La député de Labelle, Chantale Jeannotte (photo : archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
La député de Labelle, Chantale Jeannotte (photo : archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

Mise au courant de l’objectif du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides de transférer vers le sud le guichet d’accueil santé du territoire, la députée de Labelle a conseillé aux maires d’écrire directement à la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann.

Elle témoigne : « J’ai dit : “Écrivez une lettre à Mme McCann, mettez-moi en copie conforme et on va demander un moratoire là-dessus ”. Je suis partie avec l’ébauche de lettre. J’avais la chance d’avoir le caucus à Rivière-du-Loup, donc j’arrive avec l’ébauche de lettre, je rencontre Mme McCann. (…). Je lui raconte la situation. Immédiatement, elle dit : “ Je suis d’accord avec toi, ça n’a pas de bon sens ”. J’étais tellement fière de ma ministre, je l’ai remerciée je ne sais pas combien de fois ».

Filet de sécurité

Selon elle, on parle d’un filet de sécurité majeur pour les personnes âgées, car il s’agit de la porte d’entrée pour les soins à domicile et les gens qui sont en perte d’autonomie.

Rappelons que la MRC d’Antoine-Labelle a la population dont la moyenne d’âge est la plus élevée des Laurentides.

La députée estime que les personnes n’auraient pas pu obtenir la même qualité de service.

« La personne, si on la met à Saint-Jérôme, elle ne connaît pas, elle, le service X ou le service Y », a expliqué la députée, en rappelant qu’ici, « tout le monde se connaît ».

Elle semblait déterminée à maintenir pour de bon le service à Mont-Laurier : « C’est un moratoire. Ça va nous permettre de réfléchir, mais on ne réfléchira pas trop parce que moi je suis convaincue que ce service-là doit demeurer ».

L’ère Barrette, c’est fini

Craint-elle que des situations similaires se reproduisent? « Moi, je ne crains pas autre chose. Mais chose certaine, je suis très sensible à tout ce qui se passe et je travaille en étroite collaboration avec les municipalités, les maires et les concitoyens pour veiller au grain. Parce qu’il ne faut pas oublier que ça fait seulement un an qu’on est au pouvoir. Je pense que c’est un exemple concret de l’ancienne réforme Barrette qui aurait continué sans mon intervention auprès de la ministre. Nous, on veut faire changer les choses. Le vent qui s’en allait vers Saint-Jérôme, ça suffit. On veut que notre population soit bien desservie », a fait savoir la députée.

Pas de postes perdus

Le CISSS des Laurentides n’était pas en mesure le 4 octobre de commenter en détails la situation.

Thaïs Dubé, du service des communications du CISSS, a toutefois avancé le commentaire suivant : « C’est pas un transfert de service. C’est une centralisation d’une centrale téléphonique, pour permettre aux gens d’avoir une plus grande plage horaire d’accessibilité. On n’abolit pas des postes, dans le sens où les infirmières sont, par la suite, réorientées vers d’autres services tout simplement. C’est pas des postes qui se ferment ».

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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