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26 novembre 2019

La collecte de styromousse initiée par un citoyen est suspendue

Alexis Therrien-Chagnon, ce citoyen qui en février dernier avait initié un projet pilote visant à mettre à la disposition de la population un bac pour y déposer les contenants en polystyrène propres et non souillés, informe maintenant la population que la collecte de styromousse sera suspendue.

Kathleen Godmer , journaliste

La collecte de styromousse mise en place par un citoyen, au coin de la rue Crémazie à Mont-Laurier, s’est arrêtée le 12 octobre dernier
La collecte de styromousse mise en place par un citoyen, au coin de la rue Crémazie à Mont-Laurier, s’est arrêtée le 12 octobre dernier
© photo : Kathleen Godmer –L’info de la Lièvre

C’est au coin des rues Crémazie et de la Madone, en face du foyer Sainte-Anne, que le bac de ramas-sage était installé pour la population qui désirait se débarrasser du fameux plastique #6 de manière plus écolo-gique. Le projet allait très bien et les citoyens répondaient à l’appel. Le bac avait même été surnommé le bac arc-en-ciel. Toutefois, la collecte de styromousse est maintenant suspendue depuis le 12 octobre (minimalement pour l’hiver). 

« Je veux investiguer sur certaines choses. La Régie met le styromousse dans d’énormes sacs pour l’acheminer au Groupe Gagnon. J’aimerais m’informer sur ce qu’ils en font en bout de la ligne. Pour vous don-ner une idée : le sac, une fois rempli, fait presque sept pieds par trois pieds de diamètre. Je n’ai pas compté exactement, mais depuis le début de la collecte au printemps, il y environ six mois, j’ai dû remplir au moins une vingtaine de ces sacs, soit assurément des milliers de contenants », a expliqué M. Therrien-Chagnon. 

Bien qu’il ne regrette pas de l’avoir fait en prouvant à certains que les gens participent, le jeune homme se questionne sur le coût énergétique d’apporter le tout à Saint-Jérôme, de faire fonctionner une usine et de reproduire ce cycle. 

« C’est sûrement mieux mieux que d’enfouir, mais j’aimerais m’informer davantage. Il me semble évident que se diriger de plus en plus vers le vrac est le mieux. J’ai l’impression de ne pas changer grand-chose parfois. Est-ce que certaines gens se déresponsabilisent d’acheter plein de suremballages en mettant les contenants dans mon bac par la suite ? Je vais réfléchir d’ici le printemps », a-t-il expliqué. 

La RIDL explique ses démarches

« La démarche d’acheminement jusqu’au Groupe Gagnon est celle-ci : la Régie reçoit le polystyrène et l’envoi au Groupe Gagnon, dans des sacs, afin que ceux-ci puissent les envoyer à une entreprise qui transfor-mera le polystyrène en petite bille, et ce, par un procédé que l’on appelle pyrolyse. Une fois le polystyrène passé par le procédé de pyrolyse, il est vendu pour faire d’autres produits », a expliqué Mariève Garceau, agente de communication à la Régie intermunicipale des déchets de la Lièvre (RIDL).

La RIDL envoie ses matières chez Groupe Gagnon, car c’est le seul récupérateur de polystyrène dans les Laurentides. « L’importance de ce projet est celui-ci : une tonne de polystyrène enfoui équivaut à 30 tonnes de déchets compactés enfouis. D’où l’importance de les récupérer », a précisé Mme Garceau. 

Pour poursuivre cette démarche de récupération, il y a un point de dépôt au Complexe environnemental de la Lièvre, situé au 1064, rue Industrielle, à Mont-Laurier. Il y a également des points de dépôt dans les municipalités de Notre-Dame-de-Pontmain, Lac-Saint-Paul et Saint-Aimé-du-Lac-des-îles. Pour l’ajout de points de dépôt pour les citoyens, il s’agit d’une responsabilité municipale et non de la Régie. De plus, près de 15 commerces récupèrent le polystyrène provenant de leurs activités, ce qui leur permet de diminuer leur enfouisse-ment. Toutes les activités de récupération du polystyrène sont remboursées par le Régime de compensation au recyclage. 

Selon Mme Garceau, en date du 31 octobre 2019, c’est 2,99 tonnes métriques de polystyrène qui ont été récupérées, ce qui équivaut à 241 ballots. Pour ce qui est de la transmission de l’information, la Régie croit qu’elle fait sa part, soit par les médias, son site Internet ou par les médias sociaux. 

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Kathleen Godmer , journaliste

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