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3 décembre 2019

Entente signée entre le syndicat des professionnelles en soins des Laurentides et le CISSS des Laurentides

Une première au Québec pour cette entente historique

Le 21 novembre dernier, le syndicat FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL) était fier d’annoncer qu’une entente a été signée avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, pour toutes les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes qui y travaillent et toutes celles qui viendront s’y faire embaucher.

Kathleen Godmer , journaliste

Le 21 novembre dernier, le syndicat FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL) annonçait qu’une entente historique a été signée avec le CISSS des Laurentides, pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes.
Le 21 novembre dernier, le syndicat FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL) annonçait qu’une entente historique a été signée avec le CISSS des Laurentides, pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes.
© (Photo L’info de la Lièvre – Archives)

En signant cette entente, les deux parties ont voulu éliminer l’utilisation de la main-d’œuvre indépendante, limiter le recours au temps supplémentaire et favoriser l’attraction et la rétention du personnel, qui était un défi de taille autant pour le syndicat que pour l’employeur. À cela, s’ajoute la volonté de stabiliser l’ensemble des équipes soignantes et de voir à ce que tous les centres d’activités s’autosuffisent en personnel et favoriser la présence au travail.

Une première au Québec

« Nous sommes les premiers au Québec, ça n’existait pas. Autant le syndicat et l’employeur on voulait trouver une façon de faire pour attirer les gens à venir travailler dans les Laurentides et en rétention pouvoir les garder avec de bonnes conditions de travail, il n’y a eu aucun compromis, nous avons dû modifier la convention locale. C’est une entente stable dont la durée est de deux ans et renouvelable si les parties le désirent. Avant, c’était seulement l›employeur qui affichait des postes selon ses besoins ou ses finances. Là c’est les salariées qui vont décider de leur nombre de jours attachés à leur poste et cela leur garantit aussi leur sécurité d’emploi », a expliqué Denis Provencher, président intérimaire du FIQ-Syndicat des Professionnelles en soins des Laurentides.

En effet, il est question d’un grand changement; toutes les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes qui seront en poste au CISSS des Laurentides choisiront elles-mêmes le nombre de jours de travail qu’elles désirent. 

« La personne dit, je veux un poste de quatre-cinq-six-sept-huit jours par deux semaines et bien voilà on en crée un selon le nombre de jours désirés. Il y a des postes à temps complet de disponibles, voilà on te le donne. Quatre fois par année, il y a des centaines de postes d’affichés. La personne postule sur un poste quatre jours sur deux semaines et elle l’obtient. Elle dit “ Moi je veux un poste de huit jours sur deux semaines ”, automatiquement son poste est modifié et l’inverse est également vrai. Il y a des journées qui se libèrent dû aux choix personnels des salariées et cela rend des journées disponibles? Et bien ces journées seront offertes à celles qui désirent devenir à temps complet », a expliqué le FIQ-SPSL.

Tous les salariés à temps partiel présentement à l’emploi du CISSS des Laurentides qui ne se sont pas fait offrir d’augmenter leur nombre de jours de leur poste, se le feront offrir et selon leur volonté, leur poste sera modifié selon leur demande pour devenir un poste jusqu’à huit jours par deux semaines.

Rehaussement des postes à temps partiel et mutations volontaires

Du côté du CISSS des Laurentides on explique que ces ententes apportent une stabilité de postes pour près de 1 800 employés qui travaillent à temps partiel. Les titres d’emploi visés sont ceux d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et d’inhalothérapeutes. Pour parvenir à la signature de ces ententes, l’établissement a choisi de relever le défi d’un mode de gestion plus ouvert afin de permettre à son personnel de modifier le nombre de jours de travail qu’il souhaite par semaine. 

La première entente « Rehaussement des postes à temps partiel » offre aux employés à statut temps partiel de rehausser leur poste du nombre de journées désirées par ceux-ci. La seconde entente, « Mutations volontaires des postes à temps partiel et postes d’embauche » est d’une durée de deux ans avec possibilité d’être prolongée. C’est cette entente qui permet à l’employé, après l’obtention d’un poste à temps partiel, de rehausser le nombre de journées du poste à la demande. Le même principe s’applique pour le personnel nouvellement embauché. 

« Il ne nous appartient pas de déterminer si d’autres organisations emboîteront le pas. Chaque organisation doit s’adapter à des réalités différentes afin d’offrir des services de qualité à la population. Pour notre part, nous sommes heureux de cette avancée et chercherons à aller encore plus loin pour assurer l’attraction et la rétention du personnel », a mentionné Dominique Gauthier, agente d’information au CISSS des Laurentides

Au cours des dernières années, des efforts ont été faits afin de trouver des solutions qui favorisent la présence au travail et améliorent les conditions d’exercice du personnel afin de stabiliser les équipes et diminuer le recours à la liste de rappel. 

Le développement de nouveaux postes en autosuffisances (employés disponibles en surplus des structures courantes) était une première étape de stabilisation des équipes.

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Kathleen Godmer , journaliste

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