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25 décembre 2019

Artiste de la Rouge

Denis Rodier termine le roman graphique La Bombe

L’illustrateur de bande dessinée et peintre Denis Rodier vient à peine de glisser le dernier coup de pinceau sur la dernière planche de son roman graphique La Bombe, un opus historique de 450 pages, que déjà L’info veut tout savoir sur le processus de création de longue haleine.

Ronald McGregor , journaliste Info du Nord

Le créateur de bande dessinée (BD) de la Rouge compte quelques décennies dans ce genre littéraire, mais réaliser <@Ri>La Bombe<@$p> pour l’éditeur français Glénat est autre chose. Il lui aura fallu trois ans pour réaliser l’opus avec ses collègues Laurent-Frédéric Bollée et Gihef-Alcante. À cela Denis Rodier ajoute qu’il a réalisé conjointement une autre BD simultanément. « Et j’ai fini un autre livre en plus! Je calcule que j’ai fait en quatre ans 550 planches ». Une planche: une page de BD publiée. Ça donne le tournis.

Il faut dire que l’auteur a une réputation solide dans le milieu mondial de la BD pour avoir laissé son coup de pinceau et crayonné sur divers titres pour, entre autres, Dargaud, Soleil, Delcourt, mais aussi Marvel (Capitain America) et surtout DC (Superman, Batman, Demon). 

Alors comment compare-t-on la somme de travail sur <@Ri>La Bombe<@$p> à celle d’Action Comics (Superman), la première bande dessinée de superhéros de l’histoire? Les titres de nos voisins du Sud se créent généralement en équipe (scénariste, crayonniste, encreur et coloriste). « Superman, c’est 22 planches (pages) par mois, mais nous étions deux pour le dessin. Là, j’ai tout fait. Habituellement en Europe, le standard est de 46 planches et l’on a huit à dix mois pour la réalisation ».

La référence est primordiale

On comprend, 450 pages c’est un pavé. Il faut vivre avec la pression pour arriver à terme. Denis Rodier n’aime pas le mot " pression ", il préfère le terme " marathon ". C’est ce qu’il vivait chez DC, où à l’époque un page devait suivre l’autre relativement vite. « Avec <@Ri>La Bombe<@$p>, les scénaristes ont alterné entre les scènes qui se passaient, par exemple, au Japon, aux États-Unis ou ailleurs en Europe, en subdivisant le scénario en petites scènes de 5 à 10 planches. Pour moi, c’était comme des chapitres que je pouvais terminer pour passer à un autre. C’est pour ça que je ne voyais pas ça comme un long chemin de fer ». Malgré tout, l’artiste originaire de Nominingue se donnait un minimum de 16 planches à réaliser par mois, documentation, croquis et encrage compris.

« Quand on me dit que tu dessines tel bateau, il faut que je trouve à quoi ressemble ce bateau pour qu’il soit réaliste. Il en va de même pour les personnages: on doit voir à leur ressemblance, leur comportement, l’habillement d’époque, car après tout, c’est un roman graphique historique qui repose sur des faits réels. Tout doit être clair dans la narration et reconnaître un personnage 30 ou 40 pages plus loin est un exemple de la véracité du travail. »

-nDenis Rodier

Le saviez-vous?

Au cours de son travail, autant sur <@Ri>La Bombe<@$p> que<@Ri>Arale<@$p>, Denis Rodier postait sur sa page Facebook presque tous les jours, des clips où l’on peut le voir encrer ses crayonnés. Ça vaut le coup d’oeil!

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Ronald McGregor , journaliste Info du Nord

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