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15 janvier 2020

Projet déjà au Programme québécois des infrastructures (PQI)

La députée Christine St-Pierre demande l’heure juste sur les quatre voies

La députée de l’Acadie Christine St-Pierre, marraine des Laurentides pour le Parti libéral du Québec (PLQ) et ancienne ministre responsable des Laurentides, se questionne sérieusement sur l’avenir du doublement des voies annoncé en grande pompe par le ministre des Transports à l’époque, André Fortier, lors d’une conférence de presse à Rivière-Rouge en 2018. Elle invoque qu’un autre projet que celui présenté se dessine. Le tronçon sur la 117 entre Labelle et Rivière-Rouge est le plus meurtrier de la province, dit-on.

Ronald McGregor , journaliste Info du Nord

La députée de l’Acadie et marraine des Laurentides pour le Parti libéral et ancienne ministre responsable des Laurentides, Christine St-Pierre, déplore l’inaction de la CAQ sur le tronçon Labelle-Rivière-Rouge de la 117 pour la construction des quatre voies.>
La députée de l’Acadie et marraine des Laurentides pour le Parti libéral et ancienne ministre responsable des Laurentides, Christine St-Pierre, déplore l’inaction de la CAQ sur le tronçon Labelle-Rivière-Rouge de la 117 pour la construction des quatre voies.>
© (Photo L’info du Nord – Archives)

Le projet au Plan québécois des infrastructures (PQI) devait présenter un dossier d’opportunité cette année et plus tard, toujours en 2020, un lancement des travaux d’élargissement des voies entre Labelle et Rivière-Rouge, soit 12,5 km. Un projet qui à l’époque était évalué entre 120 M$ et 150 M$. Depuis ce jour du printemps 2018, Christine Saint-Pierre se demande que fait la Coalition Avenir Québec (CAQ), notamment le ministre délégué aux Transports, François Bonnardel.

« Un projet au PQI, ça veut dire que les études d’opportunités ont été faites, même le tracé est fait. Il a été présenté au député de l’époque, Sylvain Pagé. Le fait de l’inscrire au PQI ça veut dire que le processus se met en branle pour compléter les travaux de conception, les demandes d’autorisation et tout ça », explique la députée à<@Ri>L’info<@$p>.

Un projet au PQI veut aussi dire que les sommes pour les travaux sont aussi réservées. « On parle de deux ans de travail en amont pour cette étape », ajoute Mme St-Pierre.

Autres travaux?

La députée de l’Acadie craint que le gouvernement tourne la page sur les quatre voies qui, rappelons-le, devaient passer dans les bois, près de la ligne de haute tension. Il semble que la CAQ envisage plutôt des travaux de corrections, de sécurisation. Elle demande tout de même une réponse claire. Le tout devait être complété, à partir de 2018, en six ou dix ans.

« C’est ça qu’il faut clarifier avec la CAQ, car jamais ça n’a été évoqué de leur part avant, pendant ou après, tandis que nous c’était l’engagement total inscrit au PQI. Après deux ans le projet n’a pas avancé d’un pouce », ajoute-t-elle en remarquant que c’est ce que la population a demandé et qu’il y avait unanimité chez les maires pour ce tronçon.

« Je n’ai pas affirmé que le gouvernement renonçait aux quatre voies, j’ai dit qu’il semble bien que le gouvernement semble envisager d’autres scénarios que les quatre voies. Je m’excuse, mais ce n’est pas ce qui a été décidé et ce que la population a demandé », remarquant à quel point la CAQ « se presse pour concrétiser le troisième lien à Québec à la vitesse grand V et l’on ne sait pas combien ça va coûter ».

Alors que répondre à la population empreinte de cynisme depuis des années au sujet du tronçon routier, qui pense que les partis se lancent la balle? 

« Le train a été placé à la sortie de la gare et il est censé partir. [...] Le régime caquiste devait partir de cette étape-là et continuer le projet, se mettre au-dessus de la partisanerie, que la députée fasse son travail comme l’a fait Sylvain Pagé avec moi: on a toujours travaillé ensemble indépendamment de nos opinions politiques. »

- Christine St-Pierre

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Ronald McGregor , journaliste Info du Nord

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