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16 janvier 2020

Demandes et besoins d’aide alimentaire

Portrait et réalité de la MRC d’Antoine-Labelle

Selon Annie Bélanger, directrice générale de Moisson Laurentides, la MRC d’Antoine-Labelle est un territoire où il y a vraiment des besoins importants. Quand on parle d’aliments redistribués par Moisson Laurentides dans Antoine-Labelle pour une année, c’est près de 400 000 kg dont il est question. Si on parle de la totalité de gens aidés, dans une année, à la grandeur du territoire desservi par l’organisme, on parle de plus de 20 000 personnes.

Kathleen Godmer , journaliste

« Que ce soit dans Antoine-Labelle ou dans toutes les Laurentides, il y a un nombre croissant de gens qui vivent de l’insécurité alimentaire et, de plus en plus, ce sont des gens qui travaillent à temps plein », a mentionné la directrice générale de Moisson Laurentides, Annie Bélanger.
« Que ce soit dans Antoine-Labelle ou dans toutes les Laurentides, il y a un nombre croissant de gens qui vivent de l’insécurité alimentaire et, de plus en plus, ce sont des gens qui travaillent à temps plein », a mentionné la directrice générale de Moisson Laurentides, Annie Bélanger.
© (Photo gracieuseté)

Moisson Laurentides dessert plusieurs organismes du territoire comme le Centre communautaire de Ferme-Neuve, Le CAB Léonie-Bélanger, La Mèreveille, La Passe-R-Elle, La Maison Lyse-Beauchamp, la Manne du Jour et Signée Femme dans le secteur de Rivière-Rouge.

C’est Moisson Laurentides qui approvisionne ces organismes en denrées chaque semaine. « Ce sont des denrées qui sont livrées par un transporteur privé pour apporter toutes sortes d’aliments qui sont récupérés au niveau de l’industrie agroalimentaire. Nos principaux fournisseurs sont des entreprises situées partout dans les Laurentides et aussi dans la MRC des Moulins qui fait partie de notre territoire. Ce sont principalement des entreprises de transformation des aliments. L’été, il y a aussi des agriculteurs qui en viennent à nous fournir. Notre approvisionnement se fait toujours en très grosses quantités. Il est ensuite reportionné selon les besoins des différents organismes, puis distribué à la clientèle », a raconté Mme Bélanger.

Le PRS

Le Programme de Récupération en supermarchés (PRS) est le premier du genre au Canada et propose une solution unique et durable aux problèmes de gaspillage et de précarité alimentaire avec la collaboration des détaillants en alimentation. 

« C’est en place depuis 2016 et sur le territoire d’Antoine-Labelle, ce sont la Manne du Jour et le comptoir de Ferme-Neuve qui sont mandatés, pour Moisson Laurentides, afin d’aller récupérer les aliments dans les supermarchés. Par exemple, la viande dont la date de péremption arrive à échéance, au lieu de la jeter, les marchands la congèlent pendant qu’elle est encore bonne et on peut ensuite la redonner. Ce n’est pas juste de la viande, il y a toutes sortes de produits qu’on peut récupérer de cette façon-là », a expliqué la directrice.

Pour la région, ce programme a principalement permis de s’approvisionner en viande, qui est une denrée beaucoup plus rare dans les banques alimentaires. Afin d’éviter déplacements et manutentions inutiles à l’extérieur, les organismes de la région ont donc été formés et sont supportés pour le faire.

Réalité frappante

Mme Bélanger a confié que, de plus en plus, les demandes d’aide viennent de gens qui travaillent à temps plein, souvent au salaire minimum, et qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Il y a aussi plus de gens seuls qui ont des besoins, car beaucoup moins de programmes sont adaptés aux personnes seules afin de les soutenir financièrement. 

La directrice n’a pas caché qu’il y avait véritablement un accroissement des besoins malgré le fait que dans la région, l’aspect économique ne soit pas en déclin. Le travail de sensibilisation auprès des entreprises doit de se poursuivre afin qu’elles apportent leur soutien à la cause et par le fait même permettre de contrer le gaspillage alimentaire tout en nourrissant les gens qui en ont besoin.

« L’augmentation n’est pas énorme, mais elle est là. Si on regarde en termes de chiffres, dans Antoine-Labelle, plus de 2 826 personnes vivant de l’insécurité alimentaire sont aidées, tout service d’aide alimentaire confondu. Parmi ces personnes, il y a une grande majorité d’enfants rejoints par le biais de services offerts dans les écoles par les organismes communautaires du milieu », a mentionné Mme Bélanger.

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Kathleen Godmer , journaliste

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