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17 janvier 2020

Audrey-Ann Lajeunesse 

Des rêves et de la détermination

Originaire de Mont-Laurier, Audrey-Ann Lajeunesse a 19 ans et est étudiante en kinésiologie à l’Université de Montréal. Elle a quitté la région pour poursuivre ses études, mais aussi pour rejoindre une équipe compétitive de patinage synchronisé: les « Suprême Junior » de Saint-Léonard.

Kathleen Godmer , journaliste

« J’ai commencé à patiner à deux ans. Ma mère patine depuis toute petite elle aussi et est entraîneuse. C’est elle qui m’a initiée. J’ai fait du patinage simple comme tout le monde. Je faisais beaucoup de compétition en solo. J’ai commencé à faire de la synchro quand j’étais en 6e année du primaire. J’en ai fait à Mont-Laurier avec une équipe, mais c’était plus pour le plaisir. Je suis vraiment une personne compétitive donc je voulais aller plus loin. J’ai donc vu mes études à Montréal comme l’opportunité de joindre une équipe de plus haut niveau », a raconté la jeune femme.

Elle a donc fait les auditions pour quatre équipes: deux équipes séniors (qui est le plus haut niveau) et deux juniors. « J’ai essayé pour les équipes du Nova junior et sénior ainsi que pour les Suprêmes juniors et séniors. J’ai été prise dans les deux équipes du Nova et dans les Suprêmes Juniors. J’ai hésité, car je rêve d’être dans le sénior. Comme je voulais être avec les Suprêmes, j’étais plus proche de mon but en me joignant aux Suprêmes juniors », a confié Audrey-Ann.

Le 14 décembre dernier, avec son équipe, elle a remporté la médaille de bronze à la compétition Lumière Cup à Eindhoven aux Pays-Bas. « C’était notre première compétition, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Il y avait vraiment de bonnes équipes de la Finlande, de la Russie, qui étaient vraiment fortes. La fin de semaine dernière (11 janvier), on a participé à la compétition Winterfest qui permettait de déterminer les deux équipes juniors qui représenteront le Canada lors des championnats du monde qui se tiendront les 14 et 15 mars prochains à Nottingham en Grande-Bretagne et nous avons remporté la médaille d'or. Fin janvier, on a la French Cup en France et ensuite les championnats canadiens à Calgary en février », a mentionné l’athlète.

« Normalement, on s’entraine environ de 20 heures par semaine et pendant les vacances, ça augmente. On fait beaucoup de temps de glace, mais on fait aussi des cours de ballet, des cours de stretching et de l’entraînement en gymnase avec une kinésiologue. C’est beaucoup d’investissement et de temps. L’université me prend aussi beaucoup de temps et pour payer tout ça, je travaille. Ça laisse peu de temps pour autre chose. Je suis entraîneuse de patinage artistique à Mont-Laurier et Ferme-Neuve, ce qui implique aussi de faire de la route pour revenir. En plus, je travaille pour l’agence de Marie-Annick L’Allier, agence de gestion d’athlètes », a expliqué Audrey-Ann, qui ne semblait pas du tout essoufflée par son rythme de vie.

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Kathleen Godmer , journaliste

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