Partager:
5 février 2020

Invasion de domicile à Mont-Laurier en lien avec le trafic de drogue

Ahmed Abdoulbaki condamné à 36 mois d’emprisonnement

Après avoir plaidé coupable à divers chefs d’accusation, Ahmed Abdoulbaki, 19 ans de Montréal, a reçu sa peine le 27 janvier dernier au palais de justice de Mont-Laurier. Il était déjà en détention préventive à la suite de son arrestation en 2018. 

Gilles C. Poirier , journaliste judiciaire

Pour des faits remontant à 2018 à Mont-Laurier, Ahmed Abdoulbaki a été condamné à une peine de trois ans d’emprisonnement
Pour des faits remontant à 2018 à Mont-Laurier, Ahmed Abdoulbaki a été condamné à une peine de trois ans d’emprisonnement
© (Photo L’info de la Lièvre – Archives)

Le 18 novembre 2018, six individus cagoulés en provenance de Montréal et des environs s’étaient rendu dans quatre résidences de Mont-Laurier situées sur les rues Limoges, de la Madone, Adélard Arbour et Albiny-Paquette pour y commettre des actes criminels en lien avec le trafic de drogue. 

Masqués et munis de bâtons de baseball, Ahmed Abdoulbaki et ses complices ont commis des introductions par effraction dans le but de malmener des individus reliés aux stupéfiants. Les personnes visées étaient absentes, mais des locataires et voisins ont été violentés, faisant cinq victimes.

Ahmed Abdoulbaki  a été arrêté par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) en bordure de la route 117 à la Conception le soir même, en panne d’essence. Un autre individu arrêté en même temps a déjà été condamné. Les quatre autres individus sont toujours recherchés.

Les chefs d’accusation

Ahmed Abdoulbaki a comparu au palais de justice de Mont-Laurier le 19 novembre 2018. Sa remise en liberté lui a été refusée et il est demeuré en détention préventive.

L’accusé a finalement plaidé coupable le 21 novembre 2019 a des accusations de complot, d’introduction par effraction, de voies de fait armés causant des lésions, de s’être déguisé avec cagoule, bandana et gants dans le but de commettre un acte criminel, de vols qualifiés, de méfaits, de possession de cocaïne et de cannabis. 

La juge Yanick Laramée s’est dite très préoccupée par son jeune âge. Elle a ordonné la confection d’un rapport présentenciel et a reporté le prononcé de la peine au 27 janvier 2020. Les procureurs de la poursuite (DPCP) et de la défense ont fait part à la juge de leur suggestion d’imposer une peine de 33 mois d’emprisonnement.

À l’audience du 27 janvier 2020, trois victimes étaient présentes et ont témoigné des séquelles de cet évènement, par l’intermédiaire de la procureure du DPCP.

Risque élevé de récidive

Le rapport présentenciel est négatif à l’accusé. On y note qu’il a tendance à se déresponsabiliser, qu’il a fourni des informations erronées pour cacher ses antécédents judiciaires, qu’il a fait l’objet de plusieurs manquements disciplinaires depuis son emprisonnement. Il démontre un risque élevé de récidive. 

Les procureurs de la poursuite et de la défense ont révisé leurs positions et ont présenté une suggestion commune de 36 mois d’emprisonnement, qui a été immédiatement imposée par la juge Laramée. 

Partager:

Gilles C. Poirier , journaliste judiciaire

  • Courriel

À ne pas manquer