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12 février 2020

Route 117

Les maires de la Rouge exigent quatre voies et rien d’autre

À la suite de la rencontre du 30 janvier avec le ministre aux Transports François Bonnardel, le président du comité SOS 117, Pierre Flamand, a souligné à L’Info qu’il était satisfait de la rencontre. Des élus de la Rouge voient les choses bien différemment.

Ronald McGregor , journaliste Info du Nord

Se diriger vers le pont Ouellet à Labelle en plein hiver sous la neige est toujours inquiétant pour nombre d’utilisateurs de la 117, incluant des camionneurs.
Se diriger vers le pont Ouellet à Labelle en plein hiver sous la neige est toujours inquiétant pour nombre d’utilisateurs de la 117, incluant des camionneurs.
© (Photo L’info du Nord – Archives)

La mairesse de La Macaza, Céline Beauregard, tient mordicus aux quatre voies de la 117 entre Labelle et Rivière-Rouge. « C’est ce que l’on a demandé lors d’une séance du Conseil en appui avec les autres municipalités. Tout autre choix n’est pas le nôtre », dit-elle.

Il faut préciser que SOS 117 est composé d’un sous-comité dit restreint et d’un autre élargi. Le premier est composé de quatre élus et le dernier d’élus et de membres de la communauté. Mme Beauregard siège dans le dernier, Denis Charette, maire de Rivière-Rouge, au premier.

Cela dit, La Macaza comme Rivière-Rouge pourraient contester le choix final de la CAQ au printemps s’il ne répond pas aux attentes. Mme Beauregard évoque la rencontre médiatique à Rivière-Rouge le 25 mai 2018 avec l’ancien ministre libéral André Fortin où ce dernier annonçait officiellement le projet au PQI tout en communiquant des travaux importants pour le secteur de Lac-Saguay en 2020. 

Le maire Denis Charette appuie les propos de sa collègue et remarque sans ambages que les attentes sont aussi celles du maire de Labelle, Robert Bergeron. 

« Je représente des gens, des institutions et des commerces. Notre développement économique et notre survie par la 117 sont importants. Ça prend un accès rapide à notre territoire et ce sont les quatre voies qui répondent à ça. »

Denis Charrette, maire de Rivière-Rouge

L’élu de Rivière-Rouge met en relief que la région de l’Abitibi avait aussi apporté son soutien à la MRC d’Antoine-Labelle et SOS 117 puisque quotidiennement une armada de camions passe par ici pour se rendre sur leur territoire. « En tout cas, beaucoup de maires de la MRC attendent les annonces de la CAQ », souligne-t-il.

Attente trop longue

Le 30 janvier, L’info a rapporté que « M. Bonnardel n’a pas voulu s’avancer sur lequel des trois scénarios serait retenu par le gouvernement, se bornant à dire qu’il avait le désir de prendre " la meilleure décision possible pour rendre la 117 plus sécuritaire " ». Des travaux d’aménagements sécuritaires seraient plus rapides à exécuter qu’un quatre voies selon le ministre. On parle de 2022 pour lancer le chantier dans le cas des aménagements, alors qu’il faudrait attendre au moins une année de plus si un des deux scénarios d’élargissement est choisi indiquait le ministre.

Chose certaine, M. Bonnardel a confirmé pour cette année une bande rugueuse de 14 km entre Labelle et Rivière-Rouge et « des travaux routiers auront également lieu à la hauteur du pont Ouellet (km 148) pour faire suite à une recommandation du coroner. La surface de roulement sera refaite et le ministère corrigera l’inclinaison de la route et la dépression aux approches du pont, le tout pour améliorer la sécurité du secteur », lisait-on dans l’édition de L’Info du 5 février.

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Ronald McGregor , journaliste Info du Nord

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