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20 février 2020

Sécurité en motoneige

Quels impacts ici après la tragédie du Lac-Saint-Jean?

Selon Denise Grenier, présidente de l’Association des Clubs de motoneiges des Hautes-Laurentides, personne n’est à l’abri de catastrophes comme celle du Lac-Saint-Jean survenue le 21 janvier, mais il y a moins de possibilités d’en voir se produire dans la région puisque très peu de sentiers passent sur des plans d’eau.

Kathleen Godmer , journaliste

Selon Denise Grenier, présidente de l’association des Clubs de motoneiges des Hautes-Laurentides, le resserrement de la règlementation fait par le gouvernement sera positif et le mot d’ordre pour éviter les catastrophes est de rester dans les sentiers balisés.
Selon Denise Grenier, présidente de l’association des Clubs de motoneiges des Hautes-Laurentides, le resserrement de la règlementation fait par le gouvernement sera positif et le mot d’ordre pour éviter les catastrophes est de rester dans les sentiers balisés.
© (Photo gracieuseté)

« Il y a le lac Tapani, le Lac-des-Iles, le lac Major et le lac des Journalistes où on circule, mais il est question de sentiers balisés où la glace est vérifiée régulièrement. S’il y a des risques possibles, les sentiers sont immédiatement fermés. Ce sont des sentiers fédérés et bien supervisés par les bénévoles », a précisé la présidente.

Elle explique que pour le Lac-Saint-Jean, le problème vient principalement du fait que les motoneigistes sont sortis des sentiers balisés puisque le règlement (venant de la CSST), à travers la province, exige que tout sentier passant sur un plan d’eau doit être vérifié régulièrement, c’est-à-dire tous les jours.

Face à l’annonce faite le 23 janvier par le gouvernement du Québec faisant mention de la formation obligatoire pour les guides, Mme Grenier dit être parfaitement d’accord et va même jusqu’à affirmer que « par exemple, une solution comme d’avoir un guide à l’avant du groupe et un à l’arrière serait idéale, malgré les coûts plus élevés pour les tours opérateurs ». 

Mme Grenier ne s’inquiète pas des impacts que pourrait avoir une règlementation plus sévère sur l’industrie de la motoneige dans la région et sur l’intérêt que les gens portent à ce sport. 

« Selon moi, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir pour tout ce qui est du sport en sentier. Il y a quand même beaucoup de touristes qui viennent pour faire du hors sentier. Il y a des endroits qui se spécialisent là-dedans avec guides, cartes et secteurs prédéterminés pour ça. Peut-être que c’est de ce côté-là que ça va avoir des impacts. Pour le moment on a peu d’informations qui nous permettent de bien nous prononcer », a-t-elle affirmé.

Resserrement des règles

Rappelons qu’afin d'assurer au maximum la sécurité des passionnés pratiquant ces activités, le gouvernement du Québec a annoncé la mise en place de mesures visant à offrir plus de sécurité. La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a, entre autres, confirmé l’intention de rendre obligatoire la formation des guides pour véhicules hors route et des touristes qui en font la location auprès d'une entreprise. 

De plus, les entreprises de tourisme de nature et d'aventure doivent, dès maintenant, détenir l'accréditation Qualité Sécurité d'Aventure Écotourisme Québec afin d'être admissibles aux programmes d'aide financière du ministère du Tourisme. Une somme de 200 000$ sera allouée à Aventure Écotourisme Québec pour lui permettre de répondre efficacement aux nouvelles demandes d'accréditation Qualité Sécurité de ces entreprises. 

Lors de l’annonce, la ministre a affirmé qu’elle était déjà convaincue de l'importance de resserrer les règles et que le drame impliquant les motoneigistes au Saguenay-Lac-Saint-Jean confirme l'importance d'implanter ces nouvelles mesures.

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Kathleen Godmer , journaliste

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