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6 mars 2020

Santé du Lac-des-Îles

Des agriculteurs sensibilisés aux bonnes pratiques agroenvironnementales

Le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI), en collaboration avec le Groupe conseil agricole des Hautes-Laurentides (GCAHL), a, depuis l’été dernier, mené différentes actions de sensibilisation et de promotion des bonnes pratiques agroenvironnementales auprès de producteurs agricoles situés à proximité du ruisseau Lanthier, à Mont- Laurier. 

Kathleen Godmer , journaliste

Du côté du COBALI, on se réjouit du fait que le producteur qui cultive les plus vastes superficies s’est montré très collaboratif et est très disposé à faire certaines actions, donc l’impact positif peut être significatif. L’organisme est prêt à l’accompagner, tout comme les autres agriculteurs qui signifieraient leur intérêt ultérieurement.
Du côté du COBALI, on se réjouit du fait que le producteur qui cultive les plus vastes superficies s’est montré très collaboratif et est très disposé à faire certaines actions, donc l’impact positif peut être significatif. L’organisme est prêt à l’accompagner, tout comme les autres agriculteurs qui signifieraient leur intérêt ultérieurement.
© (Photo gracieuseté – COBALI)

« Ce projet découle du plan d'action du Plan directeur de l'eau du bassin versant du Lac-des-Îles. Le ruisseau Lanthier a été ciblé, car il s’agit du principal ruisseau alimentant ce lac qui figure parmi les plans d’eau les plus utilisés de la région. Plusieurs études ont démontré que la qualité de l’eau du ruisseau est problématique et que la mise en œuvre de certaines actions permettrait d’améliorer la situation. Il importe de mentionner que les actions en milieu agricole ne représentent qu’une petite partie du plan d’action. D’autres concernent le nautisme, la propagation des espèces exotiques envahissantes, les bandes riveraines et les installations septiques des riverains du lac, la voirie, etc. Les producteurs agricoles font partie de la solution au même titre que les riverains et autres usagers du lac », a expliqué Caroline Collin, responsable des communications au COBALI.

Au cours de l’été et de l’automne dernier, le COBALI et le GCAHL ont réalisé des visites de plusieurs terres agricoles aux abords du ruisseau afin de procéder à des inventaires sur le terrain. Par la suite, une fiche de diagnostic incluant des recommandations a été remise à chacun des producteurs et propriétaires concernés. Ces fiches diagnostic mettent de l’avant des pratiques culturales qui réduisent à la fois les pertes de sols fertiles et la protection des cours d’eau.

« En ce qui concerne le ruisseau Lanthier, il importe de préciser que c’est surtout son contexte de linéarisation, sa position géographique et son lien avec le lac des Îles qui en fait un cours d’eau d’intérêt. Les pratiques agricoles n’y sont pas plus intensives ou problématiques que dans d’autres cours d’eau en milieu agricole. » 

Pierre-Étienne Drolet, biologiste

Selon le biologiste et coordonnateur de projets Pierre-Étienne Drolet, plusieurs actions en faveur du lac ont déjà été menées par les intervenants du milieu comme de la sensibilisation des utilisateurs au débarcadère, l’élaboration d’un code éthique pour les plaisanciers et l’installation d’une station de lavage.

« Les recommandations ont porté principalement sur la nécessité dans plusieurs secteurs d’élargir la bande de végétation riveraine, de la compléter dans certains cas par une bande de prairies non fauchée, d’améliorer l’efficacité des mesures d’exclusion du bétail aux petits cours d’eau secondaires, de recourir aux cultures de couverture à l’automne pour les parcelles labourées. En outre, les sols plutôt argileux de certains secteurs ont été compactés par le passage répété du bétail et le passage d’une sous-soleuse serait idéal pour améliorer la porosité du sol. Certains milieux sensibles à l’érosion ou très humides ont été ciblés pour en limiter l’accès au bétail en début de saison et lors de fortes pluies. Enfin, il est proposé de renouveler les prairies avec une plus grande variété de plantes fourragères plutôt que de se limiter à une espèce, et ce, afin de maximiser les rendements, le recouvrement et le réseau racinaire », a expliqué M. Drolet.

En plus de présenter et expliquer ces fiches aux producteurs, le projet incluait aussi une invitation à une rencontre de groupe pour les producteurs et propriétaires concernés. Le projet avait également pour but de définir des actions concrètes qui pourront être réalisées, en collaboration avec les producteurs agricoles. 

« Le projet proposait surtout des modifications aux pratiques culturales et l’amélioration des bandes riveraines entres autres, dans une optique de sensibilisation et d’accompagnement. Les recommandations ne sont donc pas des obligations règlementaires », a conclu le biologiste.

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Kathleen Godmer , journaliste

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