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2 juin 2020

M.C. Forêt fait l’acquisition des contrats sylvicoles de la Coopérative forestière

Dernièrement, on apprenait que La Coopérative forestière des Hautes-Laurentides en était, sur un ordre de la cour, à vendre ses actifs afin de rembourser les dettes de celle-ci. Dans la région, de nombreux efforts ont été déployés pour que les contrats gouvernementaux restent dans la région. C’est M.C. Forêt qui a fait l’acquisition de l’ensemble des contrats sylvicoles de Rexforêt que détenait la Coopérative Forestière des Hautes-Laurentides. 

Kathleen Godmer , journaliste

M.C. Forêt établira sous peu son siège social à Mont-Laurier, dans de nouveaux locaux, afin d’y centraliser l’ensemble de ses activités administratives.
M.C. Forêt établira sous peu son siège social à Mont-Laurier, dans de nouveaux locaux, afin d’y centraliser l’ensemble de ses activités administratives.
© (Photo gracieuseté)

Deux raisons ont motivé MC Forêt à se porter acquéreur : l’élargissement des activités de l’entreprise et la préservation des emplois dans la région.

«  De façon corporative c’est intéressant parce qu’on fait déjà de la récolte, du martelage et de l’inventaire forestier et le volet sylvicole vient compléter. […] On n’en faisait pas beaucoup, car la manière dont le gouvernement gère ça, c’est par historique et le volume d’affaires qui restait n’en valait pas la peine. Maintenant on peut et l’avantage est que les contrats du gouvernement sont récurrents et offrent une stabilité », a raconté Michel Caron, le PDG de M.C. Forêt.

Il a enchaîné en mentionnant que « l’autre point très important est qu’on savait qu’on était la seule entreprise régionale en liste. Il y en avait une autre de l’extérieur, mais le milieu souhaite que ce soit repris par des gens d’ici. […] Pour moi c’était aussi important de garder les jobs et toutes les retombées économiques dans la région et je ne cacherais pas que ça m’a mis énormément de pression ».

L’acquisition a été complétée au terme d’une transaction approuvée par la Cour supérieure du Québec le 22 mai dernier. Près de 100 emplois sont rattachés à ces contrats et seront ainsi préservés.

M. Caron a fait mention que le volet serres (production) suscitait chez lui un intérêt et qu’il souhaiterait peut-être les acquérir, mais il sait que d’autres sont aussi intéressés.

Colin Patterson qui travaillait pour la Coopérative forestière et qui est maintenant employé par MC Forêt a expliqué qu’il n’est pas question de l’acquisition de la totalité des actifs, mais uniquement de la division qui touche à la sylviculture.

« On reprend toutes les activités sylvicoles. La plantation, le débroussaillage, la préparation de terrain. On a déjà commencé avec les mêmes employés qui étaient à la Coopérative et qui travaillaient dans ce département. Je ne sais pas si M.C. Forêt ira plus loin, mais la sylviculture était un des volets les plus prospères de la Coopérative. »

Beaucoup de satisfaction dans la région

Du côté du Centre local de développement (CLD) d’Antoine-Labelle, le directeur général Frédéric Houle a confirmé que ce serait maintenant cette entreprise qui honorerait les contrats gouvernementaux octroyés. Selon lui la nouvelle a été bien accueillie par les élus locaux qui s’étaient mobilisés afin de s’assurer que ces contrats continuent à être réalisés par des entreprises de la MRC d’Antoine-Labelle. Il est question de plusieurs millions de dollars en contrats ainsi que de nombreux emplois et retombées économiques pour la région.

Le préfet de la MRC d’Antoine-Labelle et maire de Ferme-Neuve, Gilbert Pilote, était enchanté de la situation. « C’est une excellente nouvelle! Quand il y a mobilisation politique sur le territoire, ça porte fruit. On a travaillé ensemble avec M. Bourdon, Mme Jeannotte, le CLD, moi-même, pour que les activités liées aux subventions gouvernementales, sur le plan forestier, demeurent dans la région. C’était important que tous comprennent que ça devait rester ici. On parle quand même de contrats qui environnent les 4 M$. […] On souhaitait que ce soit géré par une entreprise locale. De voir que ce sera M.C. Forêt qui va prendre ça en charge, on sait que c’est une entreprise sérieuse et on a confiance que les défis seront relevés. »

« La région est intervenue dans ce dossier et ce résultat nous rend fiers. On a travaillé fort, ça représente beaucoup de sous. Ce qui est intéressant, c’est que, dans le cadre de notre projet de zone innovation, la sylviculture pourra faire partie de notre volet recherche et développement. […] Comme on est dans un secteur de forêt mixe, il sera possible de faire différentes expériences. Cette nouvelle vient nous motiver et nous aidera lorsque notre demande pour la zone innovation sera déposée », a mentionné le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon.

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Kathleen Godmer , journaliste

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