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23 juin 2020

Les Hautes-Laurentides s’inquiètent de perdre le Festival Stradivaria

Tout d’abord nommé le Festival classique des Hautes-Laurentides, puis le Festival international Hautes-Laurentides et maintenant le Festival Stradivaria, l’événement a encore subi des changements importants et le conseil de la MRC d’Antoine-Labelle s’inquiète de l’avenir de celui-ci sur son territoire.

Même si dernièrement, la directrice générale du Festival Stradivaria se voulait rassurante, la MRC d’Antoine-Labelle s’inquiète de l’avenir de celui-ci sur son territoire.
Même si dernièrement, la directrice générale du Festival Stradivaria se voulait rassurante, la MRC d’Antoine-Labelle s’inquiète de l’avenir de celui-ci sur son territoire.
© (Photo gracieuseté)

Le conseil de la MRC d’Antoine-Labelle a décidé, lors de sa rencontre de mai dernier, de signaler son inquiétude au conseil d’administration du festival quant aux dernières orientations et modifications qu’il a mises en place tout en lui soulignant son intérêt à ce qu’il demeure actif et présent sur son territoire.

Dernièrement, l’organisme Carrefour Bois-Chantants, qui tire les ficelles du festival, a, encore une fois, changé le nom de l’événement en plus du lieu de son bureau administratif qui était situé à La Macaza et qui se retrouve maintenant à Terrebonne.

« De plus en plus sollicités »

À ce sujet, Martine Cardinal, directrice générale du festival, a expliqué lors d’une entrevue avec L’info en mars dernier que « La popularité d’Alexandre Da Costa et de son Stradivarius est internationale et le festival en bénéficie grandement. Nous sommes de plus en plus sollicités pour offrir des concerts à l’extérieur des Laurentides et ces offres viennent de municipalités, commanditaires et mécènes qui souhaitent s’associer au festival ».

Le festival est une activité qui a vu le jour sur le territoire de la MRC d’Antoine-Labelle. Son nom initial, Festival classique des Hautes-Laurentides, était rattaché au territoire et à la MRC, qui, par l’entremise de ses municipalités et du Centre local de développement (CLD), a soutenu les activités de celui-ci depuis sa création.

La MRC désire donc maintenir cette offre culturelle sur son territoire, car elle y est attachée. Elle souhaite aussi que le festival ajoute à son nouveau concept, un élément significatif représentant les Hautes-Laurentides afin que ses origines ne soient pas oubliées.

« Le festival est né dans les Hautes-Laurentides et notre priorité demeurera toujours d’offrir des concerts de qualité à sa population. Nous nous devons, par contre, de rester ouverts aux nouveautés et d’examiner toutes les opportunités qui s’offrent à nous. Ce sont ces nouveaux mécènes qui nous ont permis d’offrir la gratuité de la majorité des concerts de l’édition 2019 » expliquait Mme Cardinal en mars dernier.

Mentionnons que L’info a tenté de communiquer de nouveau avec les organisateurs du festival, mais n’avait pas de retour au moment d’écrire ces lignes.

Depuis plus de 20 ans

C’est le comédien et auteur-compositeur-interprète québécois Claude Gauthier qui a lancé la toute première édition du festival en 1998. D’abord présenté uniquement dans la municipalité du Lac-du-Cerf, le festival a ajouté de nouveaux lieux de diffusion au fil des éditions successives.

Depuis ses débuts, le festival permet aux mélomanes ainsi qu’aux néophytes de découvrir la beauté de la musique associée à la beauté des différents sites visités. Alexandre Da Costa et les membres du conseil d’administration se sont donné comme mission de démocratiser la musique classique en allant à la rencontre du plus grand nombre possible de citoyens et villégiateurs.

Le directeur artistique, Alexandre Da Costa, choisit et présente des concerts et des spectacles dans différentes salles ainsi que sur des scènes extérieures, de Saint-Faustin-Lac-Carré à Mont-Laurier, en passant par Mont-Tremblant, Rivière-Rouge, Nominingue, Labelle ainsi qu'à St-Donat, Ste-Agathe, St-Alexis-de-Monts et Terrebonne.

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