Partager:
30 juin 2020

Rétablissement du lien au km 198 du parc linéaire

Le rapport d’avant-projet a été déposé

Le rapport d’avant-projet pour le rétablissement du lien au kilomètre 198 du parc linéaire Le P’tit Train du Nord a récemment été déposé au conseil des maires de la MRC d’Antoine-Labelle. La firme Équipe Laurence inc. recommande la construction d’une passerelle en cordes d’acier parallèles avec platelage de bois.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

C’est en aval du pont de 1908 qu’une passerelle devrait être construite afin de rétablir le lien entre les tronçons du parc linéaire Le P’tit Train du Nord, au kilomètre 198.
C’est en aval du pont de 1908 qu’une passerelle devrait être construite afin de rétablir le lien entre les tronçons du parc linéaire Le P’tit Train du Nord, au kilomètre 198.
© (Photo L’info de la Lièvre – Archives)

Depuis la fermeture en 2010 de l’ancien pont ferroviaire plus que centenaire qui enjambe le ruisseau Villemaire à Mont-Laurier, les usagers du parc linéaire sont forcés de faire un détour par le réseau routier local.

Il y a deux ans, la firme d’ingénierie WSP avait suggéré la construction d’une passerelle d’une portée approximative de 50 m avec profil abaissé à proximité du vieux pont, qui mesure 78 mètres de long et 4,2 mètres de large. Le soin de recommander un type d’ouvrage en particulier est ensuite revenu à la firme Équipe Laurence inc.

Trois concepts possibles

La firme a étudié trois concepts : une structure en poutres de bois parallèles au coût estimé de 2,04 M$, un ouvrage en poutres d’acier qui coûterait environ 1,62 M$ et enfin une passerelle en cordes parallèles en acier évaluée à 1,39 M$. C’est la dernière option qu’a recommandé la firme. 

Sorte de « combinaison des deux options » précédentes, écrit Équipe Laurence inc., « Ce type de structure présente un niveau de complexité similaire à une structure en poutres d’acier, tout en minimisant la quantité d’acier requise pour sa fabrication ».

« À priori, c’est l’option qui est privilégiée », a mentionné la coordonnatrice aux communications de la MRC d’Antoine-Labelle, Billie Piché, après que les maires ont pris connaissance de la recommandation.

À noter que les travaux de génie civil ne sont pas pris en compte dans les estimations de la firme et qu’il ne faut pas oublier le coût d’éventuels travaux de destruction du pont bâti en 1908 par le Canadien Pacifique. « (…) l’étude de faisabilité précédente, datant de 2018, estimait ceux-ci à environ 500 000$ », rappelle Équipe Laurence inc.

Le sort du pont de 1908

Selon la firme, plusieurs éléments militent en faveur de la destruction du pont de 1908 si, en aval, on construit une passerelle dans un axe parallèle à ce dernier : techniques d’abord, mais aussi de sécurité, puisqu’il présente un risque d’incendie. « Pour ces raisons, et à moins de procéder à une réhabilitation de celle-ci, il est recommandé de procéder à la démolition de la structure existante en tréteaux de bois préalablement à la construction de la nouvelle passerelle », mentionne le rapport.

D’après Mme Piché, il faudra encore évaluer les risques d’une construction à proximité du pont de 1908 pour statuer sur son éventuelle démolition. L’ouvrage est la propriété du MTQ, avec lequel la MRC travaille dans ce dossier.

« Le rapport ne porte pas sur la démolition du pont, toutefois dans le choix des matériaux (bois et acier atmosphérique) et de la géométrie des unités de fondation (pieux) de la nouvelle structure, un rappel de la structure originale a été réfléchi. Comme l’étude ne porte pas sur la démolition de la structure existante, les réflexions de mise en valeur n’ont pas été finalisées », a également souligné Mme Piché.

Échéancier

L’échéancier technique proposé par la firme – qui nous emmène à l’été 2021 – pourrait être affecté si des travaux de stabilisation s’avéraient d’abord nécessaires au niveau du pont existant.

En ce qui concerne la longueur de la passerelle proposée, Équipe Laurence inc. évalue qu’elle devra mesurer 80 mètres. Elle serait divisée en trois travées, ce qui réduirait les coûts et éviterait d’empiéter dans le littoral du ruisseau.

Partager:

Simon Dominé , Rédacteur en chef

  • Courriel

À ne pas manquer