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23 juillet 2020

Fragilité des chaînes d’approvisionnement

Les maires veulent encourager la souveraineté alimentaire des Hautes-Laurentides

Afin d’éviter qu’un jour, les Hautes-Laurentides payent lourdement leur dépendance aux chaînes d’approvisionnement, les maires des Hautes-Laurentides réfléchissent aux moyens qui pourraient être pris afin d’atteindre la souveraineté alimentaire. 

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Encourager la souveraineté alimentaire de la région revient, entre autres, à soutenir l’un des trois moteurs économiques de la MRC d’Antoine-Labelle avec la foresterie et le tourisme.
Encourager la souveraineté alimentaire de la région revient, entre autres, à soutenir l’un des trois moteurs économiques de la MRC d’Antoine-Labelle avec la foresterie et le tourisme.
© (Photo L’info de la Lièvre – Archives)

Lors de leur réunion mensuelle le 23 juin dernier à la MRC d’Antoine-Labelle, les 17 mairesses et maires du territoire ont déposé un projet de résolution en ce sens. Ce sont les mairesses de Sainte-Anne-du-Lac et de La Macaza, Annick Brault et Céline Beauregard, qui en ont fait la proposition.

L’idée est de soutenir tout projet de production agroalimentaire qui rendrait les habitants de ce vaste territoire plus autonomes sur le plan alimentaire. Ce mandat reviendrait au Centre local de développement (CLD), un organisme qui agit comme bras économique de la MRC d’Antoine-Labelle.

Selon la résolution dont L’info a obtenu copie auprès de la MRC d’Antoine-Labelle, la crise de la Covid-19 a révélé au grand jour que de possibles ruptures de stock sont possibles dans la région en périodes de rationnement, vu qu’elle se trouve à l’extrémité des chaînes d’approvisionnement.

En outre, une plus grande souveraineté alimentaire se traduirait par « des effets multiplicateurs » sur « l’écosystème économique » local (consommation, emploi) et permettrait aux gens de retrouver dans leurs assiettes des produits « à la traçabilité et la qualité reconnues », fait valoir le document.

Finalement, ce changement des habitudes de consommation favorisant des produits agroalimentaires locaux serait également un bon moyen de réduire la production alimentaire de masse et le transport des denrées alimentaires, que le projet de résolution identifie comme « des facteurs importants de production de gaz à effet de serre ».

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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