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5 août 2020

Parcs régionaux

Un succès qui ne se dément pas

Le succès rencontré par les trois parcs régionaux de la MRC d’Antoine-Labelle ne s’est pas démenti en 2019. Leurs rapports annuels en font foi. 

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Plus que jamais, les trois parcs régionaux de la MRC d’Antoine-Labelle attirent une clientèle avide de paysages à couper le souffle, d’aventure et d’air pur.
Plus que jamais, les trois parcs régionaux de la MRC d’Antoine-Labelle attirent une clientèle avide de paysages à couper le souffle, d’aventure et d’air pur.
© (Photo gracieuseté – Centre local de développement d’Antoine-Labelle)

Avec un taux d’occupation de 91% en haute saison l’an passé, le parc régional du Poisson Blanc donne le ton. Les réservations sont passées de 3 622 en 2018 à 4 690 l’année dernière.

De son côté, le parc régional montagne du Diable a vendu 13 954 droits d’accès en 2019, comparativement à 12 700 l’année précédente. La croissance est également au rendez-vous en ce qui concerne les nuitées en refuge et en camping ou pour la location d’équipements. Et le parc ne comptabilise pas encore les visiteurs qui pôle Windigo en développement.

Même son de cloche du côté du parc régional Kiamika. Le président de la Société de développement du réservoir Kiamika, Denis Charrette, y va du commentaire suivant: « La SDRK a connu un achalandage record depuis sa création et cela est un signe d’appréciation sans conteste de sa beauté et de la qualité des services ».

Des activités à la pelle

Du côté des événements organisés, les amateurs de plein air en ont eu pour leur argent également.

Alors que 16 participants prenaient part à la première Grande Traversée en ski nordique du Poisson Blanc, la montagne du Diable a, de son côté, réitéré pour une seconde fois le Défi du parc: 100 km à effectuer en trois jours, seul ou en équipe. L’événement a attiré 25 équipes, 14 aventuriers solo et 150 élèves. Frigorifiés, une trentaine de courageux ont quant à eux bravé le froid glacial lors du festival Ski et Raquette.

Les activités n’ont également pas manqué aux beaux jours: 6e classique du Poisson Blanc en collaboration avec l’Association des coureurs en canot de la Lièvre (ACCL), une escalade de la paroi Éléphant étalée sur quatre jours qui a rameuté 70 participants de tout le Québec, un spectacle flottant sur les eaux du réservoir, ou bien, du côté de Ferme-Neuve cette fois, la quatrième édition de la Vélo Fête et le Festival Santé de la Montagne.

Améliorations

Le parc régional montagne du Diable a lancé les travaux d’aménagement du pôle Windigo, mais il ne s’en est pas tenu qu’à cela. En effet, un circuit d’hébertisme a été construit à proximité du Pavillon d’accueil Léopold-Papineau, au Village des Bâtisseurs.

Et puisque l’aventure 100% rustique ne sied pas à tous ses visiteurs, le parc a ajouté l’eau dans ses chalets nature, ainsi que des salles de bain complètes. On espère ainsi mousser les locations estivales et pendant la semaine.

Deux microrefuges – le Pic mineur et le Grand pic – se sont ajoutés à l’offre de service du côté du Poisson Blanc, qui a également des projets du côté de la Baie du Doré et pour la montagne du Fort.

Dans ce secteur à fort potentiel, déjà 15 km de sentiers sont à la disposition des randonneurs. Le parc souhaite y développer une offre quatre saisons.

Un autre chantier – virtuel celui-là – a été mené à terme du côté du parc régional Kiamika cette fois, où la réservation de l’ensemble des sites de camping s’effectue désormais en ligne. Hausse des revenus, diversification de la clientèle ou encore diminution considérable des squatters: les avantages sont nombreux d’après le rapport annuel.

D’autres améliorations sont à noter pour le parc régional Kiamika, comme le développement de sentiers de raquette ou la mise aux normes du sentier qui traverse la réserve de biodiversité de l’île de la Perdrix blanche où l’on peut admirer des arbres vieux de 175 ans. En plus de partenariats avec des entreprises privées, le parc a lancé en 2019 le projet de développement de la baie Blueberry où l’on projette notamment la construction d’un pavillon d’accueil, de six refuges et de six prêts à camper.

Autant dire que les mots de Christian Parent, qui juge que le parc régional montagne du Diable dont il a les rênes « remplit de mieux en mieux son rôle d’ambassadeur pour la pratique des activités de plein air et du développement économique pour les Hautes-Laurentides », s’appliquent également au Poisson Blanc et au Kiamika.  

Branchés sur les communautés locales

En 2019, au parc régional Kiamika, 50% de la clientèle provenait d’ailleurs au Québec et au Canada, 30% des États-Unis et de l’Europe et 20% de la région. L’engouement des touristes pour les parcs régionaux des Hautes-Laurentides ne font pas oublier à ces derniers les communautés qui les soutiennent.

« Au fil de la dernière année, une multitude d’activités ont été organisées afin de permettre à la communauté de Notre-Dame-du-Laus de profiter au maximum des infrastructures du parc », fait remarquer Denis Marleau, président de la Corporation du Parc du Poisson Blanc

Le Poisson Blanc remet par exemple des bourses d’études à des jeunes de la région, tandis que les résidents de Notre-Dame-du-Laus ont la priorité pour réserver, avec un rabais de 40%, un espace de camping.

Le parc organise aussi l’Hiver en fête pour les Lausois et des activités pour les jeunes de l’école de l’Amitié de Notre-Dame-du-Laus.

De son côté, le parc régional montagne du Diable offre un camp de jour à des enfants de Ferme-Neuve et Mont-Laurier.

Le saviez-vous?

Au Poisson Blanc, le loyer ou l’hypothèque des nouveaux employés est maintenant en partie remboursé les deux premières années. Objectif: inciter les jeunes travailleurs qualifiés à rester pour de bon!

Le parc régional Kiamika a reçu son accréditation en 2019 de l’Association des parcs régionaux du Québec (PaRQ).

L’année 2019 a vu naître un nouveau service du côté de la montagne du Diable, où il est désormais possible pour tous de rejoindre le relais Halte-Titude 727 à bord d’une navette.

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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