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11 septembre 2020

SPHER

Les profs ne négocieront pas au rabais malgré le contexte de pandémie

Le 10 septembre dernier, pour rappeler à leur employeur, au gouvernement et à la population que les profs sont toujours en négociation malgré le contexte de pandémie, environ 200 enseignants du Syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières (SPEHR FSE-CSQ) se sont rassemblés partout dans les Hautes-Laurentides et dans la Vallée-de-la-Gatineau. 

Kathleen Godmer , journaliste

Selon le SPHER, au cours des derniers mois, malgré le discours qu’il tient, le gouvernement n’a montré aucune intention de négocier sérieusement avec les représentants du personnel enseignant.
Selon le SPHER, au cours des derniers mois, malgré le discours qu’il tient, le gouvernement n’a montré aucune intention de négocier sérieusement avec les représentants du personnel enseignant.
© (Photo gracieuseté - SPHER)

Ce qu’il faut retenir

Le 9 juin dernier, la partie syndicale a soumis une nouvelle proposition d’entente à la partie patronale. Mais pour la FSE-CSQ, la partie patronale n’a pas fait les démarches nécessaires pour en arriver à une entente avant l’été.

En mai dernier, le gouvernement a présenté une offre jugée méprisante aux enseignants. Appelés à se prononcer, plus de 11 500 membres de la FSE-CSQ ont rejeté cette offre dans une proportion de 97%.

Ce sont 98% des enseignants qui désirent d’obtenir des améliorations dans les quatre grands domaines suivants : la composition de la classe et les services aux élèves HDAA; la lourdeur de la tâche; la rémunération et la précarité et l’entrée dans la profession.

Ce qu’ils ont dit

« Ça a bien été. Des rassemblements ont eu lieu ce matin, un peu partout sur le territoire de Pierre-Neveu et sur celui des Hauts-Bois-de-l’Outaouais, à différents endroits stratégiques ciblés pour augmenter la visibilité. Il y a eu Mont-Laurier, Ferme-Neuve, St-Jean-sur-Lac, Maniwaki, Gracefield, jusque dans le Pontiac. On a été présent pas mal partout. » – Daniel Boisjoli, président du SPHER

« Dans le contexte actuel, la rentrée n’était même pas encore arrivée qu’on prenait déjà les bouchées doubles. On veut négocier, mais la partie patronale ne coopère pas. Il est question ici de plusieurs points; notre tâche qui est immense et qui ne cesse de s’alourdir, l’organisation et la composition de nos classes et groupes, le manque de services, la rémunération et j’en passe. Il faut que les choses changent. Ça n’a plus de sens et ce n’est pas avec des conditions comme ça qu’on va pallier le manque d’enseignants. » – Annie, enseignante

« Malgré une rentrée pour le moins essoufflante pour le personnel enseignant et dans un contexte aussi particulier, on est quand même fier de la participation. La température n’était pas non plus au rendez-vous. (…) L’objectif était de poser une action de visibilité. C’est un rassemblement d’actions comme celle-là qui fera en sorte qu’on va se faire entendre. Ce qu’on veut, c’est de relancer la négociation. Suite à notre offre formelle au mois de juin, rien n’a bougé durant l’été. » – Daniel Boisjoli, président du SPHER

Faits saillants

Tout en respectant les mesures de distanciation physique en vigueur, les enseignants ont réalisé une action de visibilité pour montrer qu’ils sont toujours mobilisés, malgré une rentrée rendue complexe par le contexte actuel de crise sanitaire.

Enseignants et syndicat affirment avoir des solutions concrètes à proposer pour améliorer le système d’éducation publique. Ils souhaitent que le gouvernement les écoute et qu’il fasse de l’éducation une véritable priorité.

 

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Kathleen Godmer , journaliste

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