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15 septembre 2020

COVID-19

Ralentir la propagation: « une question de vie ou de mort »

Le premier ministre du Québec François Legault a adopté un ton beaucoup plus alarmiste le 15 septembre, alors qu’il a annoncé que 75% de la population du Québec se retrouvait désormais en zone jaune. Les Laurentides, toutefois, demeurent encore au vert.

Maxime Coursol

Le premier ministre du Québec, François Legault, a fait savoir le 15 septembre que 75% de la province était maintenant désignée zone jaune.
Le premier ministre du Québec, François Legault, a fait savoir le 15 septembre que 75% de la province était maintenant désignée zone jaune.
© (Photo gracieuseté – CISSSLAU)

En plus des quatre régions déjà au niveau de préalerte depuis une semaine (Laval, Outaouais, Estrie et Capitale-Nationale), quatre autres voient leur niveau d’alerte rehaussé: Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches et Bas Saint-Laurent. On parle donc de 6,3 millions de Québécois qui sont maintenant situés en zone jaune. « Il y a un vrai risque de 2e vague et d’un reconfinement important, a soulevé M. Legault en conférence de presse. On demande donc une fois de plus aux gens de faire preuve de responsabilisation individuelle pour ne pas se rendre là. »

Afin de serrer la vis davantage, Québec annonce donc que désormais, il ne sera plus possible d’acheter de la nourriture dans les bars après minuit. De plus, face à une recrudescence de cas de COVID-19 recensées dans des résidences privées pour personnes âgées, le port du masque dans les aires communes et les corridors de ces résidences sera maintenant obligatoire.

Selon le ministre de la Santé, Christian Dubé, on commence déjà à avoir des répercussions de cette hausse des cas sur le réseau de la santé. Des infirmières, par exemple, doivent être sorties des hôpitaux pour participer au dépistage, qui a atteint des sommets dans la dernière semaine (plus de 20 000 tests par jour) en raison de la multiplication des foyers d’éclosion.

Des classes dans certaines écoles ont aussi été fermées, a affirmé François Legault.

« Raplatir la courbe »

La transmission communautaire, par le biais de rencontres dans des maisons privées, demeure encore présentement le principal facteur de cette recrudescence des cas positifs, qui a dépassé depuis le 10 septembre les 200 par jour. Selon le directeur de Santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, on parle de 50% des cas confirmés qui se situe dans la tranche d’âge des 20-49 ans, soit beaucoup plus jeune que lors de la vague de ce printemps. Toutefois, la courbe de contagion du virus n’est pas encore exponentielle, contrairement à il y a six mois.

Néanmoins, le Dr Arruda a rappelé l’urgence de « raplatir la courbe » pour éviter de perdre le contrôle de la propagation de la COVID-19. Il a soulevé qu’en règle générale, lorsqu’on enregistre une 2e vague d’un virus, il peut y avoir jusqu’à trois fois plus de cas de contagion que lors d’une 1re vague.

« On parle d’une question de vie ou de mort, a-t-il rappelé. Si on ne peut pas freiner la propagation de la maladie, on risque de revoir des flambées dans nos CHSLD. Si on perd le contrôle, ça veut dire de revenir au confinement total et à un arrêt de l’économie. On ne veut pas jouer dans ce film-là. »

Selon le Dr Arruda, plusieurs régions sont par ailleurs sur le point de passer au niveau d’alerte orange, ce qui signifierait plus de mesures restrictives. Le ministre de la Santé a abondé dans le même sens, en prévenant qu’il n’en tenait qu’aux individus à respecter les règles de santé publique pour ne pas en arriver là.

État des lieux au Québec, en date du 14 septembre, 16h

-292 cas confirmés

-1 décès

-133 hospitalisations (+9)

-23 personnes aux soins intensifs (+4)

 

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Maxime Coursol

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