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17 septembre 2020

Rachel Bouret fait les 201 km du P’tit Train du Nord à pied

« Je fais ça pour la nature, l’introspection et le défi personnel »

Le 2 septembre dernier, Rachel Bouret est arrivée à la gare de Mont-Laurier. La femme de 65 ans terminait le parcours de 201 km du sentier le P’tit Train du Nord, de St-Jérôme à Mont-Laurier, fait à pied et qui s’est échelonné sur un peu plus de quatre jours.

Kathleen Godmer , journaliste

Du 29 août au 2 septembre dernier, Rachel Bouret, 65 ans, a parcouru à pied sur le P’tit Train du Nord, les 201 km séparant St-Jérôme de Mont-Laurier.
Du 29 août au 2 septembre dernier, Rachel Bouret, 65 ans, a parcouru à pied sur le P’tit Train du Nord, les 201 km séparant St-Jérôme de Mont-Laurier.
© (Photo L’info de la Lièvre – Kathleen Godmer)

« J’habite Salaberry-de-Valleyfield, je suis à la retraite et je m’étais promis qu’un jour je relèverais le défi du P’tit Train du Nord. Pourquoi je m’embarque dans des aventures comme ça? Sincèrement, je ne sais pas. J’ai toujours aimé la nature, toujours été un peu garçon manqué et j’ai toujours eu envie de dépasser mes limites. J’ai été élevée avec trois frères, peut-être que ça vient de là », a expliqué la marcheuse.

Mme Bouret est une aventurière qui aime les défis. Elle a fait deux fois Compostelle (France et Espagne) et était présente lors des tremblements de terre survenus au Népal en 2015. « J’ai commencé sur le tard. J’aurais voulu le faire plus jeune, mais les choses vont vite et s’enchainent. Arrivent les bébés et les responsabilités de mère passent avant le reste. J’ai vécu une séparation et je suis allée rester un bout de temps à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. À la bibliothèque, je suis tombée sur le livre de Marcel Leboeuf qui a fait Compostelle et tout de suite j’ai su que c’était pour moi et que je voulais moi aussi le faire. À cette époque, je fumais. Je me suis prise en main, et pour vivre ce rêve, j’ai arrêté », a raconté Mme Bouret.

C’est aussi à ce moment qu’elle découvre le P’tit Train du Nord sur lequel elle va régulièrement prendre des marches sur le tronçon de Ste-Adèle à Val-David en se disant qu’un jour, elle le fera d’un bout à l’autre.

Ses aventures à Compostelle lui ont permis beaucoup d’introspection. Suite à ses expériences, Mme Bouret a pris de grandes décisions; réorientation de carrière qui l’amène à œuvrer auprès des aînés, pardon et rapprochements avec sa mère, pour ne parler que de ça.

C’est avec une personne rencontrée sur le chemin de Compostelle qu’elle se rend découvrir le Népal ou elle vit les deux tremblements de terre. Malgré qu’elle soit bien ébranlée, elle décide de rester sur place et d’aider en s’impliquant auprès de la communauté locale.

Dans les dernières années, Mme Bouret a subi une importante opération à un genou et c’est une fois rétablie qu’elle a décidé que le temps était venu de s’attaquer aux Laurentides. Sans préparation ou entrainement particulier, elle se lance dans le projet.

« Mon conjoint me suivait en voiture par la route et à toutes les gares je m’arrêtais pour le coucher. On était organisé et on couchait dans le camion. Ça faisait environ une vingtaine de kilomètres par jour, sauf dans le coin de Lac-des-Écorces où j’ai dû faire près de 25 km, car il n’y avait pas vraiment d’endroit où faire de halte. Ça a été très difficile », a raconté la dame qui a conclu en disant : « pour la suite, je ne sais pas trop encore. J’ai un projet. L’an prochain, j’aimerais aller du côté de la Gaspésie; reste à établir le circuit que je souhaite aussi d’environ 200 km. Tant que ma santé va le permettre, je serai partante ».

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Kathleen Godmer , journaliste

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