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24 septembre 2020

Réserve faunique La Vérendrye

La Sûreté du Québec calmera les esprits qui s’échauffent

Ceux qui voudraient jouer les fiers-à-bras dans le contexte actuellement tendu dans la réserve faunique La Vérendrye auront affaire aux policiers, a averti la Sûreté du Québec (SQ) le 24 septembre en matinée. 

Simon Dominé , Rédacteur en chef

La Sûreté du Québec ne rapporte que quelques incidents mineurs jusqu’à présent et met en garde ceux qui seraient tentés de poser des gestes criminels qu’il s’exposent à des conséquences.
La Sûreté du Québec ne rapporte que quelques incidents mineurs jusqu’à présent et met en garde ceux qui seraient tentés de poser des gestes criminels qu’il s’exposent à des conséquences.
© (Photo L’info de la Vallée – Hélène Desgranges)

Aux chasseurs à l’orignal qui menacent de passer en force les barrages ou aux manifestants qui seraient tentés de montrer les muscles, le sergent Marc Tessier, du Service des communications de la SQ répond que les policiers séviront.  

« S’il y a des incidents dont on est témoin ou qui nous sont rapportés, ça va être évalué et il y a des actions appropriées qui vont être prises. (…). C’est des actions que les gens ne doivent pas prendre, de tenter de forcer ou d’utiliser la violence. Ces gens s’exposent à des conséquences s’ils font ce genre de gestes là. »

Selon lui, si les choses se déroulent plutôt dans le calme jusqu’à présent, quelques incidents mineurs sont toutefois à déplorer.

« Il y a eu quelques dossiers qui ont été ouverts par les policiers. Certains dossiers, l’enquête se poursuit, d’autres, c’est terminé et par la suite les dossiers vont être soumis au DPCP pour analyse, pour voir s’il n’y aurait pas des accusations. Mais il n’y a eu aucun incident majeur. On suit la situation de près. Il y a des discussions qui sont toujours en cours avec toutes les parties impliquées. Tout ce qui est question de chasse, nous on réfère à la SÉPAQ. C’est leur responsabilité. Nous, c’est vraiment le volet sécurité. »

Pourquoi la SQ n’intervient pas?

Toujours d’après le sergent Tessier, aucun dossier concernant des armes à feu n’a été ouvert, alors que la rumeur de manifestants armés circule. « Moi, j’ai pas d’information à savoir si les gens sont armés ou pas », a mentionné le policier.

Aux chasseurs outrés de constater que la SQ ne dégage pas les voies bloquées pour les laisser passer, le sergent Tessier explique que ce n’est pas le mandat qui a été donné aux policiers.

« On est sur place depuis le début. Notre mandat, c’est que ça se déroule en toute sécurité comme dans toute manifestation. On n’est pas là pour juger les revendications des parties. Il y a des gens qui sont encore en mesure de passer. Les travailleurs forestiers passent, les gens qui ont des chalets ou des camps vont circuler. À certains endroits, les chasseurs passent encore. Les services d’urgence sont en mesure de circuler aussi. »

M. Tessier n’était pas en mesure de confirmer si des groupes de militants non autochtones se sont joints aux manifestants algonquins.

Les agents de la SQ des postes de Maniwaki en Haute-Gatineau, de Mont-Laurier dans les Hautes-Laurentides et de Val-d’Or en Abitibi-Témiscamingue sont déployés sur le terrain.

Les voies d’accès contrôlées par des manifestants (en date du 24 septembre, 10h)

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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