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4 novembre 2020

Des marchés de Noël virtuels s’organisent

Dans la région, certains organisateurs des traditionnels marchés de Noël ont commencé à annoncer que ceux-ci ne se tiendraient pas cette année en raison de la Covid-19. Face à ça, artisans et exposants régionaux ont décidé de passer au plan B en mettant sur pied des marchés de Noël virtuels.

Kathleen Godmer , journaliste

C’est en réaction aux annonces concernant les Marchés de Noël traditionnels qui annulent leur événement que deux marchés de Noël virtuels se mettent en place dans la région.
C’est en réaction aux annonces concernant les Marchés de Noël traditionnels qui annulent leur événement que deux marchés de Noël virtuels se mettent en place dans la région.
© (Photo Pixabay)

En effet, par le biais des réseaux sociaux, pour le territoire d’Antoine-Labelle, deux marchés de Noël ont été mis en place : le « Marché de Noël virtuel 2020 Mont-Laurier et environ » par Cindy Léveillée et le « Marché de Noël virtuel des artisans de Mont-Laurier et environs » par Cynthia Scott.

Bien que légèrement différent dans leur façon de faire, les objectifs de ces deux marchés de Noël virtuels sont les mêmes : offrir de la visibilité aux artisans et exposants de la région, leur permettre de faire connaitre leurs œuvres ou leurs produits

« De mon côté, ça se met en place tranquillement. J’en suis à approcher différents artisans. J’ai voulu mettre ça en place parce que je trouvais triste le fait que les marchés traditionnels n’auraient pas lieu cette année à cause de la Covid. Habituellement, je fais moi-même partie des artisans qui exposent dans les marchés de Noël, surtout à Mont-Laurier et Maniwaki. (…) C’est quand je suis tombée sur une page d’un marché de Noël virtuel qui se tient à la grandeur du Québec que l’idée m’est venue d’en mettre un en place de façon plus locale. (…) En tant que créatrice et artisane, même si au départ je fais ça pour le plaisir, je dois dire que les différents marchés de Noël représentent une bonne part de mon chiffre d’affaires. Ça doit aussi être le cas de plusieurs autres. Moi, je ne vis pas que de ça, pour moi c’est comme un petit bonus, mais il y a des artistes dont c’est le seul revenu », a raconté Mme Scott.

De son côté, Mme Léveillée a expliqué : « Si j’ai créé cette page-là pour un marché de Noël virtuel, c’est en réaction aux annonces qu’on commence à entendre et qui nous font savoir que ceux qui se tenaient par exemple au Cœur Immaculé n’auront pas lieu. J’ai invité plusieurs artisans et petits entrepreneurs à rejoindre la page. Principalement des gens qui n’ont pas pignon sur rue. (…) Je trouve cette démarche-là importante. Je suis moi-même artisane et j’ai pu constater que c’est difficile de se faire connaitre. C’est vraiment basé sur le concept d’un groupe d’entraide. C’est avec les neuf artisans-exposants qui ont participé, cet été, à ma vente de garage que j’ai mis sur pied cette page-là et il y en a plein qui se sont rajoutés. Là, on en est à un peu plus de 20 artisans sur la page ».

Bien organisé

Malgré quelques différences au niveau de la gestion des pages, sur les deux, les artisans présentent des photos de leurs créations et mettent le lien par lequel on peut les rejoindre et commander les items que l’on désire. On favorise le contact direct avec l’artisan, même si les organisatrices restent en contact avec ceux-ci.

Il y a aussi possibilité, d’organiser les livraisons ou expéditions ou encore de fixer un point de cueillette pour les items achetés, le tout dans le respect des normes sanitaires.

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Kathleen Godmer , journaliste

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