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6 novembre 2020

Motoneiges et quads

Le projet de loi 71 accueilli de manière positive

Le 22 octobre, le ministre des Transports, François Bonnardel, a déposé le projet de loi 71 afin de moderniser la loi déjà en vigueur pour les véhicules hors route (VHR). On demande que la nouvelle loi exige, entre autres, que les conducteurs détiennent obligatoirement un permis de conduire valide pour pouvoir circuler dans les sentiers au Québec.

Kathleen Godmer , journaliste

Selon les acteurs du milieu du VHR, si la modernisation de la loi apporte plus de protection et d’encadrement, le nombre d’adeptes et la popularité du VHR iront en augmentant.
Selon les acteurs du milieu du VHR, si la modernisation de la loi apporte plus de protection et d’encadrement, le nombre d’adeptes et la popularité du VHR iront en augmentant.
© (Photo gracieuseté)

On exige aussi, avec la mise en place d’une nouvelle législation, autant pour ceux qui louent des VHR que pour les guides, une meilleure formation et un meilleur encadrement, la baisse des limites de vitesse, l’application du Code de la sécurité routière dans les sentiers et un meilleur contrôle en ce qui a trait à la limite d’alcool dans le sang, tolérée chez les conducteurs.

Les fédérations en accord avec le projet de loi pour plus de sécurité

Du côté de la Fédération québécoise des clubs de quads, le directeur général, Danny Gagnon, a affirmé : « Avant, la formation pour quelqu’un qui louait un quad, ça pouvait ressembler à “ça, ici, c’est le gaz et ça, c’est le brake”. Là, ça sera plus complet. Probablement une heure ou deux de formation. Ça va améliorer la sécurité. (…) Les guides aussi doivent être mieux formés pour bien encadrer un groupe. Ce n’est pas toujours évident quand quelqu’un qui a payé 3 000$ pour louer sa machine décide qu’il veut passer devant le guide parce “qu’il dit qu’il connaît ça” ».

« Moi je vois ça d’un bon œil et je crois que tous les gens qui veulent se promener de manière sécuritaire dans les sentiers vont aussi être d’accord. » - Denise Grenier, présidente de l’Association des Clubs de Motoneiges des Hautes-Laurentides

Pour Denise Grenier, présidente de l’Association des Clubs de Motoneiges des Hautes-Laurentides, la modification de la loi sera une bonne manière de mieux encadrer la pratique de la motoneige.

« La plupart avaient déjà un permis de conduire valide, car quand on traverse une route provinciale ou municipale, on doit l’avoir. Pour les 16 à 18 ans, le cours obligatoire ConduiPro est déjà là. (…) Je crois que ce qui va le plus changer est au niveau des locateurs de machine qui vont devoir donner une formation avant de laisser partir quelqu’un avec une motoneige et au niveau des guides qui vont être mieux préparés. Ils vont donner des pouvoirs accrus aux patrouilleurs dans les sentiers fédérés qui vont pouvoir intervenir au niveau de la vitesse et de l’alcool; choses qu’ils ne peuvent pas faire comme c’est là », a-t-elle expliqué.

Selon la présidente, l’augmentation du nombre de membres dans les différents clubs et de la popularité de ce sport en sentier exigent de mettre à l’avant-plan la sécurité.

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Kathleen Godmer , journaliste

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