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11 novembre 2020

Mont-Laurier

Pas de cérémonie du jour du Souvenir cette année

Chaque année, la filiale 116 de la Légion Royale canadienne à Mont-Laurier organise la cérémonie du jour du Souvenir. Même si 2020 souligne aussi le 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, rien ne se fera cette année. 

Kathleen Godmer , journaliste

Cette année, il n’y aura pas de cérémonie à Mont-Laurier lors du jour du Souvenir.
Cette année, il n’y aura pas de cérémonie à Mont-Laurier lors du jour du Souvenir.
© (Photo L’info de la Lièvre – Kathleen Godmer)

« À cause du contexte, la Légion est fermée depuis le printemps. La filiale 116 ne fera rien cette année. L’an dernier nous n’avions rien fait non plus. Déjà qu’en temps normal, il nous est très difficile de réunir des gens pour organiser quelque chose ou même participer à la cérémonie, imaginez en temps de pandémie. (…) Nous sommes tous vieillissants et il y a peu de relève, ce n’est pas facile », a confié Rose Allard, présidente de la filiale 116.

Habituellement, une cérémonie commémorative a lieu à Mont-Laurier. Elle débute par un petit défilé qui se rend au parc Neveu-Dorion où un cénotaphe dédié aux anciens combattants est érigé.

Essayons de se rappeler

La Légion royale canadienne a été fondée le 25 novembre 1925 et selon les informations trouvées dans divers journaux locaux de l’époque, dont Le Flambeau, ce serait le 26 octobre 1950 que la Légion royale canadienne de Mont-Laurier a reçu officiellement sa charte.

La filiale 116 de Mont-Laurier souhaitait alors l’érection d’un monument en granite rose à la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur lors des grandes guerres.

En novembre 1957, la filiale 116 décide donc que le jour du Souvenir serait idéal pour lancer la campagne de souscription pour la construction du monument et c’est lors du jour du Souvenir en 1961 qu’on dévoile le monument.

Le jour de l’Armistice, ou « jour du Souvenir », remonte à la fin de la Première Guerre mondiale. La convention d’armistice a été signée par l’Allemagne et les forces alliées à Paris le lundi 11 novembre 1918 à 5h. Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 11h le même jour. De là, la célèbre phrase : « la onzième heure du onzième jour du onzième mois ».

Le 11 novembre de chaque année, les Canadiens se recueillent pour se souvenir des hommes et des femmes qui ont servi, et qui continuent de servir en temps de guerre, de conflit et de paix.

Cinq noms à retenir

La participation du Canada à la Première Guerre mondiale (1914-1918), à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) et à la guerre de Corée (1950-1953), ainsi que sa contribution lors d’opérations militaires et d’opérations de maintien de la paix, a toujours été nourrie par son engagement de protéger les droits des autres et de promouvoir la paix et la liberté.

Plus de 1 500 000 Canadiens ont ainsi servi le pays et plus de 100 000 d'entre eux sont morts. Dans la région, difficile de retracer qui est allé combattre.

Si on se fie au cénotaphe (monument) du parc Neveu-Dorion, sous la date de la Seconde Guerre, le nom de cinq hommes est inscrit: Paul-Eugène Gauthier, Roger Taillefer, Roger Desjardins, Gérard Desjardins et Léopold Desjardins. 

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Kathleen Godmer , journaliste

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