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12 novembre 2020

Avant le début de ses spectacles

Muni-Spec met les artistes locaux à l’honneur

Dans le contexte actuel de pandémie, Muni-Spec a adapté ses façons de faire et, depuis le lancement de sa programmation, demande aux spectateurs d’arriver 45 minutes avant le début des spectacles afin de respecter la distanciation et assurer des déplacements et une circulation fluide. Voulant occuper les gens d’une manière agréable, l’équipe de Muni-Spec a eu l’idée de mettre en vedette quatre musiciens professionnels locaux.

Kathleen Godmer , journaliste

On voit ici Alison Gowan de la formation L’Harfang, qui sera de la première vitrine du 14 novembre avant le groupe de musique trad É.T.É., en compagnie d’Isabel Vaillancourt, directrice générale de Muni-Spec Mont-Laurier.
On voit ici Alison Gowan de la formation L’Harfang, qui sera de la première vitrine du 14 novembre avant le groupe de musique trad É.T.É., en compagnie d’Isabel Vaillancourt, directrice générale de Muni-Spec Mont-Laurier.
© (Photo gracieuseté – Espace Théâtre Muni-Spec)

« La Covid nous a forcés à nous adapter. En demandant aux gens d’arriver 45 minutes à l’avance, on s’est inquiété que ce soit long. (…) En plus, ça faisait longtemps que j’avais envie d’intégrer les artistes locaux dans quelque chose chez nous. (…) C’est un peu pour ça qu’avec mon équipe, on a pensé aux vitrines et on a mis le projet en place », a expliqué Benoît Ricard, agent aux communications.

Au-delà de meubler le temps, les objectifs des vitrines Muni-Spec sont d’intégrer les musiciens professionnels locaux au fonctionnement de l’Espace Théâtre, leur offrir une expérience scénique de qualité, faire la promotion des talents d’ici, tout en offrant des événements culturels riches.

« Pourquoi on dit vitrines et non pas des premières parties? Parce que ce ne sont pas des premières parties. C’est de l’animation. Les musiciens qu’on a choisis savent que les gens vont arriver, s’installer et même parler pendant qu’ils vont se produire. Ils savent que toute l’attention ne sera pas nécessairement sur eux. Le concept de vitrines n’est pas là pour exiger des spectateurs qu’ils soient assis et bien attentifs », a expliqué M. Ricard.

Qui sont-ils?

« On a voulu sélectionner des artistes professionnels, c’était un critère important. On voulait aussi des musiciens qui n’étaient pas dans la chanson, on souhaitait de l’instrumental. On voulait créer de l’ambiance. Une ambiance live, pas quelque chose avec des paroles parce que la peur qu’on avait était que les gens qui arrivent ne les écoutent pas ou que le public se sente pressé de s’installer justement pour se concentrer sur la prestation », a mentionné M. Ricard.

Au programme

Les vitrines débutent le 14 novembre et en vitrine pour le groupe de musique trad É.T.É, il sera possible de découvrir L'Harfang, un duo de musique folklorique, médiévale, baroque et balfolk moderne jouée principalement à la vielle à roue par Alison Gowan et à la musette (cornemuse) par Éric Pichette.

Le 4 décembre avant Laurent Paquin, on présente The Lost Trail, un trio folk rock composé de Marc-André Roy à la guitare, chant et harmonica, Sylvain Melançon au violon et Théo Léonard aux percussions.

Le 12 décembre en vitrine pour l’ensemble vocal Quartom, ce sera David Pelletier, un jeune artiste de retour dans la région. Il a obtenu un DEC en musique du cégep Lionel-Groulx et depuis, il a collaboré avec des artistes de partout dans le monde.

Le 18 décembre en vitrine pour The Lost Fingers, on pourra assister à une performance de Sylvain Lafontaine, bassiste et contrebassiste de renom. On dit de lui qu’il est le jazzman de référence dans les Hautes-Laurentides. Il sera accompagné du guitariste Alexis Girard.

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Kathleen Godmer , journaliste

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