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13 novembre 2020

Saison de motoneige 2020-2021

Le mot d’ordre pour les pourvoiries et les relais : s’adapter et innover

Même si la situation actuelle de pandémie apporte beaucoup d’inquiétudes, pour ce qui est de la prochaine saison de motoneige qui débutera fin décembre, du côté de Sentiers Coureurs des Bois, qui est un groupe d’aubergistes de la forêt, d’hôteliers et concessionnaires, on travaille à mettre en place ce qu’il faut pour tirer son épingle du jeu en misant très fort sur le marché québécois.

Kathleen Godmer , journaliste

Du côté des pourvoiries et relais, l’arrivée de la nouvelle saison de motoneige, dans le contexte actuel, apporte son lot de questions et d’inquiétudes. Loin de se laisser abattre, les propriétaires prennent les bouchées doubles pour s’adapter et trouver des solutions innovantes afin de pouvoir poursuivre leurs activités et offrir le meilleur service possible.
Du côté des pourvoiries et relais, l’arrivée de la nouvelle saison de motoneige, dans le contexte actuel, apporte son lot de questions et d’inquiétudes. Loin de se laisser abattre, les propriétaires prennent les bouchées doubles pour s’adapter et trouver des solutions innovantes afin de pouvoir poursuivre leurs activités et offrir le meilleur service possible.
© (Photo gracieuseté)

Christine Labrecque qui s’occupe de la commercialisation et du développement de produit pour Sentiers Coureurs des Bois, raconte que « normalement, on fait de la promotion au niveau du Québec, de l’Ontario, des États-Unis et de l’Europe, mais dans le contexte actuel, on concentre nos efforts sur le marché québécois et ontarien. (…) En mettant de côté le marché européen, c’est sûr que ça donne un gros coup. Surtout pour nos pourvoiries qui travaillent activement ce milieu, comme le Club Fontbrune et la pourvoirie Mekoos qui organisent de A à Z des séjours de motoneige ».

Elle enchaîne en expliquant que malgré l’incertitude, c’est vraiment sur le marché québécois qu’on mise cette année. « Tous nos membres de Sentiers Coureurs des Bois ont mis en place les mesures sanitaires dans leur établissement. Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir là-dessus. Par contre, si les exigences restent comme ça, ils vont devoir passer la saison en opérant à seulement 50% de leur capacité. Par exemple, si une pourvoirie peut recevoir 80 personnes en hébergement et en salle à manger, là, elle peut recevoir 80 personnes en hébergement, mais seulement en salle à manger. Les propriétaires sont donc en train de réfléchir à des solutions du genre : est-ce qu’on devra faire deux tablées? Est-ce qu’on offrira les repas dans les chambres ou chalets ou en "take out"? On travaille à s’adapter. »

Selon Mme Labrecque, une réunion s’organise du côté de Sentiers Coureurs des Bois et de ses membres afin, justement, de discuter du message commun qui devra être clair pour les différents marchés visés. On va aussi discuter des manières d’innover dans l’offre de services et de meilleures manières de s’adapter.

« Ce qui sera le plus problématique sera au niveau des dîners. Les gens se promènent en sentiers et ne réservent pas nécessairement pour le repas du midi en se disant qu’ils vont arrêter quelque part en chemin. S’ils arrivent dans une pourvoirie où la salle à manger est déjà pleine, on fait quoi avec eux? Ça peut prendre quelques heures avant de se rendre à un autre relais. Est-ce qu’on mettra en place une zone extérieure avec feu de camp, une tente avec du chauffage, pour qu’ils puissent y manger et se réchauffer? Ça fait partie des discussions qu’on va avoir », a précisé Mme Labrecque.

Zones rouges

Cette dernière a confié que « pour le moment, ce sont les Ontariens qui réservent. Ils ont peur de manquer de place. Oui, les propriétaires de pourvoiries prennent les réservations, mais comme c’est là, ces gens-là sont en zone rouge. Ça devient donc un marché qui est confiné. Les questions qui se posent sont : est-ce qu’ils pourront venir le moment venu? S’ils viennent est qu’il y a un risque qu’ils puissent contaminer les gens d’ici? Ça fait aussi partie des questionnements et des craintes et ça s’applique aussi aux réservations qui viennent du reste du Québec. Dans les Basses-Laurentides, il y a un gros marché de motoneigistes qui ont l’habitude de venir chez nous, mais ils sont eux aussi en zone rouge présentement ».

Malgré les discussions, l’adaptation et la réorganisation qui se met en place, il reste beaucoup de questions et d’aspects pouvant apporter de l’incertitude. De là à compromettre la saison? On ne semble pas encore en être là et on continuera, d’ici le début de la saison à travailler fort pour en tirer le maximum.

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Kathleen Godmer , journaliste

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