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27 novembre 2020

Ajout de trois jours au calendrier scolaire

« La goutte de trop »

Le 10 novembre dernier, une quarantaine de travailleuses et de travailleurs en service de garde en milieu scolaire du Syndicat du personnel de soutien Pierre-Neveu (SPSPN-CSN) ont manifesté devant le bureau de Chantale Jeannotte, députée de Labelle, pour dénoncer l’ajout de trois journées pédagogiques au calendrier scolaire et l’absence d’avancement à la table des négociations. 

Kathleen Godmer , journaliste

C’est le 10 novembre dernier qu’a eu lieu la manifestation du  SPSPN-CSN devant le bureau de la députée Chantale Jeannotte. Le but était de dénoncer l’ajout de trois journées pédagogiques au calendrier scolaire sans qu’ils aient été consultés et l’absence d’avancement à la table des négociations.
C’est le 10 novembre dernier qu’a eu lieu la manifestation du SPSPN-CSN devant le bureau de la députée Chantale Jeannotte. Le but était de dénoncer l’ajout de trois journées pédagogiques au calendrier scolaire sans qu’ils aient été consultés et l’absence d’avancement à la table des négociations.
© (Photo gracieuseté - SPSPN)

Ce qu’il faut retenir

Les travailleuses et les travailleurs en service de garde en milieu scolaire déplorent l’attitude méprisante du gouvernement et le manque de reconnaissance face à leurs responsabilités dans les écoles. Selon eux, la décision d’imposer trois journées pédagogiques supplémentaires a été prise sans les consulter.

Selon le président du syndicat, les porte-paroles du gouvernement n’ont pas de mandat et la négociation avance à pas de tortue. Il veut donc dénoncer aussi la volonté de leurs vis-à-vis d’attaquer leurs conditions de travail qui se sont dégradées au fil du temps. Selon lui, le gouvernement ne propose aucune solution concrète pour régler le problème de pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement dans l’ensemble des réseaux public. Pour le SPSPN-CSN, la solution serait de rendre les emplois plus attractifs notamment pour le salaire et les conditions de pratique.

Puisque Mme Jeannotte était absente de ses bureaux au moment de la manifestation, deux représentants syndicaux ont rencontré une personne de son équipe avec qui ils ont discuté et à qui ils ont fait part de leurs demandes et dénonciations.

Ce qu’ils ont dit

« Depuis le début de la crise, le personnel en service de garde répond présent, et ce, malgré le manque flagrant de considération du gouvernement. Cette annonce, c’est la goutte de trop. Une école, c’est une équipe, c’est insensé de vouloir donner du répit à une partie de celle-ci en surchargeant l’autre. » – Sylvain Goulet, président du Syndicat du personnel de soutien Pierre-Neveu (CSN) 

« Nous manquons de personnel et de temps et nos équipes sont épuisées. C’est une décision qui démontre la déconnexion entre le ministre et nos milieux. Personne ne sait quand se tiendront ces journées et si nous aurons du temps de planification. Enfin, nous ignorons si le ministère remboursera les déficits des services de garde qui oscillent entre 35 000$ et 100 000$. » – Guylaine Gélineau, technicienne en service de garde

« Puisque j’étais à Québec le 10 novembre, lorsque des membres du SPSPN sont venus à mon bureau de circonscription, j’ai demandé à mon attachée politique de les rencontrer en mon nom. En tant que députée, je me fais toujours un plaisir d’échanger avec les citoyens de ma circonscription sur les enjeux qui les interpellent, et de relayer les représentations et la correspondance à mes collègues membres du Conseil des ministres concernés. Cependant, dans les présents dossiers, vous comprendrez qu’il y a des négociations en cours au niveau national, et je le laisse le soin à mes collègues, la Présidente du Conseil du Trésor, le ministre de la Santé ainsi que le ministre de l’Éducation, de commenter. » – Chantale Jeannotte, députée de Labelle 

Faits saillants

Rappelons que le Syndicat du personnel de soutien Pierre-Neveu (CSN) représente 400 employés et est affilié à Fédération des employées et employés des services publics (FEESP) qui regroupe quelque 60 000 membres, dont environ 30 000 du secteur scolaire représentant les employés de soutien (administration, services de garde, soutien direct aux élèves, soutien manuel).

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Kathleen Godmer , journaliste

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