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27 novembre 2020

Partout dans les Laurentides

Les travailleurs des services publics dénoncent l’attitude du gouvernement

Dans les dernières semaines, les travailleurs du milieu scolaire, collégial et de la santé et des services sociaux ont tenu différentes actions pour dénoncer l’attitude du gouvernement en ce qui concerne les négociations salariales.

Kathleen Godmer , journaliste

Les travailleurs du réseau public poursuivront leurs actions de dénonciation et leurs moyens de pression.
Les travailleurs du réseau public poursuivront leurs actions de dénonciation et leurs moyens de pression.
© (Photo gracieuseté - CCSNL-CSN)

Selon le Conseil central des Laurentides (CCSNL) – CSN, les promesses gouvernementales du printemps se sont envolées et des manifestations et des actions de visibilité ont donc été organisées sur tout le territoire pour dénoncer l’insensibilité du gouvernement qui admet que ce sont les travailleurs du secteur public qui maintiennent à bout de bras le Québec sur les rails pendant cette crise sanitaire, mais n’offre rien en contrepartie.

Du côté du CCSNL-CSN on raconte que si au printemps tous étaient d’accord qu’il fallait agir vite, huit mois plus tard, les travailleurs doivent encore subir les arrêtés ministériels, les obligations de temps supplémentaire, les divers réaménagements de travail, la détresse des clientèles desservies, et ce, sans ou avec de piètres compensations.

On dénonce encore la surcharge qui est devenue insupportable et on donne en exemple les enseignants qui doivent s’assurer de la qualité des diplômes alors que toutes les méthodes sont chambardées, des responsables en service de garde avec 20 ans d’ancienneté qui cherchent un autre emploi, des secrétaires d’école qui doivent intervenir auprès de cas de COVID-19 déclarés, du personnel du réseau de la santé et des services sociaux qui s’en va. Ce ne sont que quelques exemples, qui reflètent la réalité vécue par les travailleurs du secteur public.

Un gouvernement « à deux visages »

« Chaque semaine, des gens, à bout de souffle, quittent leur emploi dans les réseaux. Ils partent aussi parce que les conditions salariales n’en valent plus la peine, après 20 ans de coupures ou d’augmentation n’ayant pas suivi le coût de la vie », a expliqué Chantal Maillé, présidente du CCSNL-CSN.

Mme Maillé a ajouté que selon elle, « François Legault tente de profiter de la crise qui assomme de travail le personnel pour négocier au minimum et tenter de diviser plutôt que de remercier et que les actions de dénonciation et les moyens de pression se poursuivront puisqu’il en va de l’avenir du réseau public ».

Mme Maillé tenait aussi à souligner que « les députés de la CAQ, bien présents dans les Laurentides, ont refusé toute rencontre avec les représentants syndicaux quand ceux-ci sont également des citoyens de la région et des travailleurs se dévouant jour après jour. Le gouvernement a deux visages : celui pour les médias et celui pour les employés de l’État. Nous veillerons à ce que la population découvre l’autre côté de la médaille ».

Réponse de la députée Jeannotte

La députée de Labelle, Chantale Jeannotte, a répondu aux questions de L’info sur le sujet par une déclaration générale.

Elle a expliqué qu’habituellement, lorsqu’elle ne peut être disponible pour une rencontre, quelqu’un de son équipe est mandaté pour la représenter. Elle a aussi fait comprendre que pour elle, c’est à ses collègues ministres de régler le problème et que comme tout est en négociations actuellement, elle ne commentera pas davantage.

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Kathleen Godmer , journaliste

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