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8 janvier 2021

Les ventes de motoneiges explosent partout au Québec

Un beau problème selon les concessionnaires de la région

Comme partout au Québec, avec les ventes qui explosent, les concessionnaires de motoneiges et autres véhicules récréatifs de la région font face à ce qu’on peut appeler un beau problème. Le beau est que leur chiffre d’affaires sera exceptionnel cette année, mais le problème est que, présentement, ils ne peuvent plus répondre à la demande.

Kathleen Godmer , journaliste

Si l’explosion des ventes de motoneiges apporte son lot d’inconvénients, on peut dire que du côté des vendeurs, la situation est profitable puisqu’ils auront connu une année record.
Si l’explosion des ventes de motoneiges apporte son lot d’inconvénients, on peut dire que du côté des vendeurs, la situation est profitable puisqu’ils auront connu une année record.
© Photo Pixabay

« Cette année, on a commencé à vendre des motoneiges à la fin août, on n’avait jamais vu ça. Normalement, le gros des ventes se fait plus en décembre ou janvier, juste avant le début de la saison. Ça a donc fait que notre inventaire est présentement au plus bas. C’est vraiment exceptionnel », a déclaré Frédéric Tanguay de Moto Des Ruisseaux.

De son côté, Simon Constantineau, de F. Constantineau et Fils, a affirmé : « on a une demande qui est beaucoup plus élevée qu’à pareille date les autres années. Il y a clairement un manque pour certains modèles de motoneiges. Les ventes vont extrêmement bien ».

Comme la même situation s’était produite cet été avec les autres types de véhicules récréatifs, les concessionnaires avaient vu venir le coup et quand la vague a commencé cet automne, ils se doutaient bien que ce ne serait pas évident cet hiver.

« On perd des ventes »

Effectivement, plusieurs modèles sont en rupture de stock et les vendeurs sont débordés. Il devient donc impossible de répondre à la demande qui, elle, ne s’essouffle pas.

« Pour les ruptures de stock, on ne parle pas juste de machines, mais aussi de tout ce qui est pièces, accessoires, vêtements. Tout est compliqué parce que les gens ont tout acheté d’un coup et là, les compagnies et fournisseurs ne sont plus capables de répondre à la demande. Cette année a été incroyable côté récréatif. Que ce soit les VTT, les bateaux, l’équipement. Comme c’est là, tous les jours, on perd des ventes parce que les compagnies ne sont pas capables de nous fournir. C’est surtout ça le gros problème », a raconté M. Tanguay.

Probablement que la Covid-19 n’est pas étrangère à cet engouement pour la motoneige, étant donné qu’il s’agit d’une activité extérieure qui peut se pratiquer sans avoir à quitter sa région. Si la situation n’est pas totalement due à la pandémie, celle-ci joue un rôle de premier plan.

« Je pense à certains clients et je constate qu’après avoir été en confinement, en étant restreints au niveau des activités qu’il est possible de faire, en ne pouvant pas voyager ou sortir de leur région, les gens ont envie de bouger et la motoneige est une belle activité qui se fait dehors et qui respecte la distanciation sociale », a mentionné M. Constantineau.

Destination prisée

« En parlant avec les clients, j’ai pu comprendre que beaucoup ont changé leur fusil d’épaule par rapport aux voyages. Certains en faisaient plus d’un par année et là, ils se disent qu’ils vont en avoir pour deux ou trois ans sans en faire. On en a vendu beaucoup à des retraités qui ne passeront pas l’hiver en Floride. On en vend aussi beaucoup à des gens de l’extérieur qui ont un chalet dans la région », a raconté M. Tanguay.

Avec la venue de cette nouvelle clientèle, les concessionnaires tentent d'offrir le meilleur service possible pour que les nouveaux motoneigistes aient une expérience agréable cet hiver et souhaitent la répéter dans les prochaines années.

« La Covid a peut-être le dos large. Je pense que c’est vrai de dire qu’elle joue un grand rôle, mais ce ne sont que des impressions. Les faits, par contre, sont que les ventes sont vraiment plus élevées, c’est vraiment une saison record. Je crois que si le contexte n’avait pas été ce qu’il est, les demandes n’auraient peut-être pas été aussi nombreuses, mais dans les dernières années on a aussi eu de très bonnes saisons. Dans les Hautes-Laurentides, on est privilégié sur le plan enneigement, on a une saison assez longue et on est une destination prisée par les motoneigistes », a souligné M. Constantineau.

 

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Kathleen Godmer , journaliste

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