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13 janvier 2021

Paniers de Noël

Une année au-delà des espérances grâce à un incroyable élan de générosité

En octobre dernier, à la suite de l’annonce de l’annulation du traditionnel « Marché de Noël » du CIM (dont les profits sont toujours remis aux paniers de Noël des Chevaliers de Colomb), on craignait le pire. Du côté de la Manne du jour, on voyait des changements en ce qui a trait aux demandes et on se questionnait. Heureusement, la pandémie aura influencé positivement la générosité et la solidarité de tous, face aux gens dans le besoin.

Kathleen Godmer , journaliste

Malgré les appréhensions ressenties avant le temps des Fêtes face aux impacts que pourrait avoir la COVID-19 sur les demandes de paniers de Noël et la possibilité d’y répondre, la pandémie aura eu un effet positif sur la générosité des gens et sur la quantité et les montants des dons reçus.
Malgré les appréhensions ressenties avant le temps des Fêtes face aux impacts que pourrait avoir la COVID-19 sur les demandes de paniers de Noël et la possibilité d’y répondre, la pandémie aura eu un effet positif sur la générosité des gens et sur la quantité et les montants des dons reçus.
© (Photo gracieuseté – Ambulances Bouchard et Fils)

Impliquée depuis de nombreuses années dans l’organisation et la distribution des paniers de Noël avec les Chevaliers de Colomb, l’équipe de CIM Créateurs d’événements appréhendait les impacts de la pandémie sur ceux-ci, mais un des propriétaires, Yves Falardeau, a affirmé : « Je ne sais pas si la pandémie a occasionné des prises de conscience, mais on a été agréablement surpris par la générosité des gens. »

Avec le contexte pandémique, la façon de procéder pour solliciter les commerçants de la région a dû être modifiée. Plutôt que d’aller les rencontrer, c’est par téléphone que les choses se sont faites. « On ne savait pas comment ils réagiraient. Habituellement, on offre des paniers pour une valeur totale qui avoisine les 30 000 $. Cette année, on avait quand même visé haut avec l’objectif d’amasser 25 000 $. C’était un peu inquiétant parce qu’on avait avancé les fonds et dépensé l’argent avant de l’avoir amassé. On avait en tête que les commerçants sont extrêmement sollicités et que cette année, eux aussi avaient subi les impacts de la COVID-19, mais ils ont été généreux sans bon sens », a raconté l’homme.

« Ça a été incroyable. Commerçants, professionnels et population en général ont fait preuve, cette année, d’une générosité hors du commun. On ne s’attendait vraiment pas à ça. » - Yves Falardeau

Cette incroyable générosité a donc permis d’atteindre l’objectif de 25 000 $ et même plus, ce qui a donné la chance aux Chevaliers de Colomb de remettre environ 400 paniers de Noël contenant des marchandises d’épicerie d’une valeur de 150 $ à 300 $.

Selon M. Falardeau, en plus de la cueillette de dons en argent et en denrées, beaucoup de gens ont innové pour contribuer. Certains marchés d’alimentation y sont allés avec la vente de sacs d’épicerie, une ferme locale a offert de la viande à une quinzaine de familles, des restaurants ont reçu, à leurs frais, des familles pour leur offrir un repas, pour ne nommer que ça.

Aussi satisfaisant du côté de la Manne du jour

Pour la Manne du jour, le comptoir d’aide alimentaire de la région, les choses se sont aussi très bien passées. « On peut dire que, pour ce qui est des donateurs et des collectes, ça a été hors du commun. On en a eu énormément. On a aussi eu la chance, le 18 décembre, lors de la distribution des paniers de Noël, d’avoir l’aide des membres du personnel des Ambulances Bouchard. Ils sont venus faire du bénévolat et ça nous a vraiment donné un bon coup de main », a raconté Mathieu Rivest-Martin, directeur général de l’organisme.

« Pour le secteur de Mont-Laurier, sur le plan ''clientèle'', les chiffres se ressemblent beaucoup. L’an dernier, on a eu 135 demandes et, cette année, 130. Ce qui a changé se situe davantage au plan des demandeurs. On a eu beaucoup de nouvelles inscriptions, mais comme les mesures liées à la COVID-19 ont fait en sorte que le temps d’attente est devenu un peu plus long, beaucoup de clients qui venaient régulièrement ont espacé leurs visites. Ça fait que cela finit par s’équilibrer », a expliqué le directeur général.

Pour le secteur de Rivière-Rouge, M. Rivest-Martin a précisé : « Dans ce secteur, on a eu une petite augmentation. Je dirais de l’ordre de 15 % à 20 %. »

Approvisionnée par Moisson Laurentides, la Manne du jour n’a pas eu à s’inquiéter pour combler les demandes de paniers de Noël. « On avait ce qu’il nous fallait côté denrées. Même que Moisson Laurentides a, cette année, fait une livraison spéciale pour approvisionner les paniers de Noël. Il faut rappeler que nous, chaque année, on donne le panier régulier auquel a droit chacun de nos clients et, pour Noël, on ajoute une autre boîte de denrées qui contient l’extra que représente le panier de Noël. Ce n’est pas comme les Chevaliers de Colomb qui, eux, fonctionnaient davantage avec de l’argent et des bons d’achat », a précisé le directeur général.

Même si, pour les demandes de paniers de Noël, les chiffres semblent s’équilibrer quand on fait des comparatifs, M. Rivest-Martin a mentionné qu’il y a effectivement eu une augmentation de la clientèle au cours de l’année et que celle-ci est directement liée à la pandémie.

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Kathleen Godmer , journaliste

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