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13 janvier 2021

Pas de saison de courses 2021

Une question de sens moral pour le Grand Prix sur glace Mont-Laurier

C’est au milieu du mois de décembre dernier, avant même que la région ne passe « au rouge » et que le confinement reprenne, que le président du Grand Prix sur glace Mont-Laurier, Keven Sarrazin, a fait l’annonce que la saison de courses 2021 n’aurait pas lieu. « Dans les circonstances, pour nous, c’est une question de logique et de sens moral », a-t-il affirmé.

Kathleen Godmer , journaliste

Pas de saison 2021 pour le Grand Prix sur glace Mont-Laurier. Afin d’être solidaire, professionnel et respectueux du sens moral face à la COVID-19, l’événement fait relâche mais reviendra en force l’an prochain.
Pas de saison 2021 pour le Grand Prix sur glace Mont-Laurier. Afin d’être solidaire, professionnel et respectueux du sens moral face à la COVID-19, l’événement fait relâche mais reviendra en force l’an prochain.
© (Photo L’info de la Lièvre - Archives)

Dans les dernières années, le Grand Prix sur glace a beaucoup évolué et est passé à un niveau supérieur, devenant la référence sur plusieurs points dans le milieu.

Étant lui-même coureur en plus de faire partie de l’organisation, M. Sarrazin a une vision globale de la situation. « On vit quelque chose d’exceptionnel. Ce n’est pas facile pour personne. Entreprises, activités, événements subissent beaucoup de conséquences. Tout le monde est atteint et nous aussi; on n’y échappe pas. En regardant autour et en constatant les zones rouges et les interdictions qui se multiplient, on est forcé de s’attendre au pire et de croire que ça n’ira pas en s’améliorant avant un bout », a-t-il déclaré avant d’annoncer qu’il n’y aurait pas de saison.

Il a aussi expliqué que « l’organisation a travaillé fort pour que ce soit positif, mais il ne faut pas oublier tout ce que ça prend pour faire une saison, pour que chaque événement soit réussi et pour satisfaire les coureurs et les spectateurs. On a eu beaucoup de discussions avec les promoteurs, les commanditaires et toutes les personnes impliquées (d’ici et d’ailleurs), et on s’entend pour dire que ce sera sûrement la zone rouge après Noël et que c’est préférable de ne pas démarrer une saison dans un contexte difficile comme ça. »

« Non, le Grand Prix sur glace ne fera pas les manchettes pour se faire dire qu’il favorise l’éclosion. On doit se serrer les coudes et donner une image professionnelle. C’est le sacrifice d’un hiver pour pouvoir ensuite profiter des hivers futurs. » - Keven Sarrazin, président du Grand Prix sur glace Mont-Laurier

Au moment de prendre cette décision, les organisateurs ne savaient pas ce qui les attendait et de quelle manière la situation pandémique allait évoluer. Comme la mise en place de chaque journée de courses implique des milliers de dollars, déjà à ce moment, il était impensable de les tenir, le nombre de spectateurs possibles étant limité, réduisant ainsi les revenus liés aux entrées. Le calcul ne permettait pas de couvrir les frais.

« Le fait de ne pas avoir de saison cette année va atteindre beaucoup de gens. Ça va jouer sur le moral de certains. [...] Ceux qui me suivent dans les ''pits meetings" savent que je donne souvent des mots-clés. Mot-clé 2021 : sens moral! Le Grand Prix sur glace a présentement le sens moral de dire que si tu n’as pas la possibilité de voir les personnes importantes de ta famille pour Noël, tu ne peux organiser une course et être certain que ce soit sécuritaire pour tous. De notre point de vue, c’est donc inconcevable de créer une saison », a précisé M. Sarrazin.

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Kathleen Godmer , journaliste

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