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14 août 2019

Lac-des-Écorces

La vitesse ne sera pas abaissée sur la route 311

Le ministère des Transports (MTQ) n’abaissera pas la limite de vitesse sur la route 311 entre Lac-des-Écorces et Val-Barrette.

Simon Dominé , Rédacteur en chef

Selon le rapport de la Sûreté du Québec transmis à la SAAQ, l’accident du 29 juin 2019 sur la route 311 à Lac-des-Écorces n’est pas attribuable à la vitesse (photo : gracieuseté – Carl Coiteux).
Selon le rapport de la Sûreté du Québec transmis à la SAAQ, l’accident du 29 juin 2019 sur la route 311 à Lac-des-Écorces n’est pas attribuable à la vitesse (photo : gracieuseté – Carl Coiteux).

Le 29 juin dernier, un violent accident de la route s’est produit sur la route 311, dans le même secteur où un camionneur avait perdu la vie le 19 juillet 2017. Il y a eu trois blessés.

Marc Coiteux, un citoyen qui avait déjà demandé à ce que la limite de vitesse soit réduite à cet endroit, a aussitôt interpellé le MTQ et le maire de Lac-des-Écorces, Pierre Flamand. Son père, Carl Coiteux, qui réside au bord du lac Gauvin, a été témoin de l’accident.

« Vos inactions vont finir par coûter cher, et la vie de vos citoyens, mise en péril quotidiennement sur ce tronçon, ne semble pas vous émouvoir. Ça va prendre quoi messieurs? Combien d’accidents et de décès pour que vous agissiez concrètement et rapidement? », a lancé M. Coiteux.

Le maire Flamand pense quant à lui que le dossier a été traité comme il se devait. Le conseil municipal de Lac-des-Écorces a adopté le 9 juillet 2018 une résolution demandant au MTQ de réviser les limites de vitesse, la signalisation et le marquage de la route 311 afin d’y améliorer la sécurité.

Le maire Flamand affirme avoir accompagné l’ingénieur du MTQ Fabian Martinez lorsque ce dernier a procédé à une analyse de sécurité de la route 311, durant l’automne 2018.

Les conclusions du MTQ

C’est Claude Thibault, directeur général du MTQ pour les régions des Laurentides et de Lanaudière, qui a transmis les conclusions à la Municipalité le 12 mars 2019, dans une lettre dont Le Courant a obtenu copie.

« (…) l’analyse de sécurité n’a permis de déceler aucune problématique particulière. Malgré le dernier accident mortel, le taux d’accidents a un comportement inférieur aux routes de la même classification dans le reste du territoire géré par le Ministère. L’analyse, qui a inclus aussi les propriétés géométriques de la route et l’évaluation de la vitesse pratiquée, permet de conclure que la vitesse affichée est respectée, ce qui implique qu’une réduction de la limite entraînerait des écarts de vitesse trop significatifs et des dépassements illégaux qui détérioreraient les conditions actuelles de sécurité du secteur. Par conséquent, je ne peux pas donner une suite favorable à votre demande », a écrit M. Thibault.

Ce dernier annonçait du même coup une évaluation de toute la signalisation latérale et de la vitesse suggérée dans les courbes. « Si des modifications s’avèrent nécessaires, elles seront mises en fonction immédiatement », avertit M. Thibault.

L’inattention en cause dans le dernier accident

De son côté, le maire Flamand, s’est abstenu de commenter le dossier, qui appartient selon lui au MTQ. Il a toutefois expliqué qu’entre le 3 et le 15 juillet derniers, la Municipalité a analysé la vitesse moyenne des automobilistes en provenance de Lac-des-Écorces dans la zone de 90 km/h qui précède l’arrivée dans le village de Val-Barrette. Elle est de 82 km/h.

En vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, Le Courant a obtenu de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) le rapport sur l’accident du 29 juin rédigé par la Sûreté du Québec (SQ).

Le policier ne mentionne pas la vitesse dans les causes de l’accident. En fait, l’automobiliste qui sortait d’une entrée de cour n’aurait pas regardé si une autre voiture arrivait avant de s’engager sur la chaussée et a été percuté par un véhicule qui circulait du nord vers le sud.

« La vitesse affichée est respectée, ce qui implique qu’une réduction de la limite entraînerait des écarts de vitesse trop significatifs et des dépassements illégaux qui détérioreraient les conditions actuelles de sécurité du secteur. » – Claude Thibault, directeur général du MTQ pour les régions des Laurentides et de Lanaudière

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Simon Dominé , Rédacteur en chef

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