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17 janvier 2020

Clubs de motoneigistes d’Antoine-Labelle

Les sentiers sont ouvert grâce à la saison précoce et malgré le verglas

Bien que plusieurs régions du Québec ne puissent pas en dire autant, les clubs de motoneigistes des Hautes-Laurentides ont pu profiter d’une saison enneigée précoce pour ouvrir certains sentier au public avant Noël. 

Hélène Desgranges , Journaliste

Les sentiers sont ouverts dans les Hautes-Laurentides et offrent de bonnes conditions.
Les sentiers sont ouverts dans les Hautes-Laurentides et offrent de bonnes conditions.
© (Photo : gracieuseté Tourisme Hautes-Laurentides)

C’est le cas du Club Les Sultans qui couvre le secteur Mont-Laurier et une partie de la Montagne du Diable.  Selon son président, Jacques Lafleur, les soubresauts de la nature font en sorte qu’en ce début janvier, les conditions de sentiers sont celles d’un début de saison régulier. 

« Les sentiers sont très potables et dans de très belles conditions », informe M. Lafleur, en rappelant combien les bénévoles jouent un rôle crucial pour l’entretien des sentiers mais aussi à quel point les propriétaires de terrains qui ouvrent leurs terres au passage des motoneigistes représentent à eux seuls des piliers sans qui toute cette activité hivernale ne serait pas possible.

Les visiteurs affluent

Alors que certaines régions n’ont pas encore reçu suffisamment de neige pour ouvrir leurs sentiers, ici, soutient M. Lafleur, « on a de la neige jusqu’aux genoux »! Cette affirmation est confirmée par le président du Club Piteman qui, de son côté, soutient qu’au nord de Ste-Anne-du-Lac, la neige est à mi-cuisse.

Cette industrie touristique qui génère plus de 40 emplois dans les commerces divers a déjà commencé, grâce à la générosité de mère nature, à accueillir des gens de l’extérieur. M. Lafleur a d’ailleurs rencontré des gens de partout, notamment de Pembroke et de Wakefield. Certains, attirés par la quantité de neige que les Hautes-Laurentides reçoivent chaque année, évalueraient même la possibilité de déménager dans la région pour pratiquer leur activité plus longtemps et facilement.

Le verglas donne du fil à retordre aux clubs

Si le Club de Mont-Laurier s’en sort plutôt bien, la situation a été moins facile dans d’autres secteurs de la région. Le Club de motoneige Piteman qui couvre Mont-Saint-Michel, Sainte-Anne-du-Lac et le réservoir Mitchinamecus, a, pour sa part, dû sortir ses économies pour voir opérer, sur son territoire, une pelle mécanique pendant plus de deux semaines; résultat du verglas. 

Il sont en pourparlers avec la Fédération afin de voir s’ils ne pourraient pas éventuellement être dédommagés considérant que les travaux de débroussaillages étaient impossibles à réaliser manuellement par des bénévoles. 

Même son de cloche sur les difficultés et les retards apportés par le verglas et les chablis de l’été au Club Amico qui couvre, entre autres, Notre-Dame-du-Laus et une part du Parc Papineau-Labelle. Ces secteurs n’ont pu ouvrir leurs sentiers en même temps que les autres car ils ont reçu deux épisodes de verglas majeurs mais présentement, le travail est accompli et les usagers peuvent se balader. La neige est en bonne quantité dans la Réserve Papineau-Labelle mais autour du village. M. Attilio Somma, président du Club Amico, prévient les motoneigistes que la prudence de mise dû à la quantité plus restreinte de neige.

La question des droits d’accès

Si huit clubs sur 21 sont actifs dans les Hautes-Laurentides, les membres se trouvent, quant à eux, plus au sud de la région. Cela fait en sorte que la répartition des entrées d’argent générées par les cartes de membres sont encore inégales. Selon Denise Grenier, présidente de l’Association des Club de Motoneigistes des Hautes-Laurentides, la Fédération des Clubs de motoneiges du Québec évalue présentement, par des projets pilotes, un nouveau modèle d’attribution des sommes recueillies basé sur le surfaçage effectué. Au printemps, les résultats seront annoncés. Il faudra voir alors si on poursuit les projets pilotes ou si on propose une nouvelle façon de répartir l’argent entre les différents clubs.

Le fait que des motoneigistes viennent emprunter les sentiers de la région en plus grand nombre ne garantit malheureusement pas qu’ils aient acheté leur carte ici. La motoneige est donc vue comme un bon moteur économique dans Antoine-Labelle mais, pour certains clubs, à part de leur demander plus de travail et d’entretien, cet achalandage n’apporte rien, explique Mme Grenier. 

Jacques Lafleur du Club Les Sultans, pour sa part, soutient qu’un message est de plus en plus véhiculé : « Achetez vos droits d’accès dans la région où vous allez circuler ».  Et pour choisir cette région, la Fédération des clubs de motoneiges du Québec a mis en ligne, cette année, une carte de tous les sentiers au Québec, de leurs conditions et de l’état de leur surfaçage.  

Ces informations, mises à jour continuellement, ici dans notre région par Tourisme Laurentides, peuvent être consultées au http://fcmq.viaexplora.com/carte-motoneige/index.html#map en cliquant sur le pictogramme de flocon de neige.

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Hélène Desgranges , Journaliste

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