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5 février 2020

Espace Théâtre

Docile : une comédie noire où le mystère côtoie la réalité

Le 8 février à 20h à l’Espace Théâtre, la troupe du P'tit théâtre du Nord posera ses valises à Mont-Laurier afin de présenter son grand succès théâtral de 2017, Docile, une comédie noire et intrigante coécrite par Mélanie Maynard et Jonathan Racine. L’histoire se situe à New York au début des années 60. Un photographe et sa femme sont appelés à travailler pour une prestigieuse firme de produits de beauté. L’aventure qui les attend est loin de correspondre à ce qu’ils s’étaient imaginé. Pour nous en parler, L’info a rejoint Monique Miller, une artiste québécoise exceptionnelle qui compte plus de 70 ans de carrière. 

Murielle Yockell , Journaliste

La distribution pour la comédie noire Docile, mise en scène de Jonathan Racine, réunit Monique Miller, Sébastien Gauthier, Louise Cardinal, Jean-François Casabonne, Mélanie St-Laurent et Luc Bourgeois. Sur la photo, les comédiens Luc Bourgeois et Monique Miller.
La distribution pour la comédie noire Docile, mise en scène de Jonathan Racine, réunit Monique Miller, Sébastien Gauthier, Louise Cardinal, Jean-François Casabonne, Mélanie St-Laurent et Luc Bourgeois. Sur la photo, les comédiens Luc Bourgeois et Monique Miller.
© (Photo gracieuseté – François Larivière)

Comme vous avez vécu une carrière très prolifique, dites-nous quels sont les trois éléments les plus marquants de votre carrière et pourquoi?

Premier élément, c’est que j’ai commencé à jouer enfant à la radio à 11 ans. Cela fait très longtemps; il y avait autant de radioromans que de téléromans maintenant. Je jouais des petites filles, des petits garçons et des personnages farfelus dans des contes. Puis, j’ai rencontré Marcel Dubé qui s’est mis à écrire pour les jeunes acteurs. J’ai créé Ciboulette qui a été écrite pour moi dans Zone avec les autres camarades qui jouaient avec moi. Presque en même temps, j’ai joué Marie-Ange dans le film Ti-Coq (1953). 

Quel est votre secret pour être toujours aussi en forme et active?

Pour être active, il faut être active. Les acteurs ne prennent pas de retraite à moins d’être malades. Les gens prennent des retraites à 65 ans et un an après, à 66 ans, ils sont malheureux et malades et tout amochés! Il faut faire de l’exercice, marcher, travailler, répéter, apprendre des textes par cœur; c’est bon pour la tête et la mémoire. C’est ça; il faut être actif!

Parlons maintenant de la pièce Docile dans laquelle vous tenez le rôle de la méchante belle-mère; parlez-nous des personnages.

Elle (la belle-mère) n’est pas méchante… Je ne peux pas vous en dire trop parce qu’il y a quand même un suspense. Il y a de l’amour, des face-à-face, mais généralement, quand les rôles de belles-mères sont dans les pièces, elles n’aiment jamais leurs belles-filles parce qu’elles aiment toujours plus leur fils. Ça se voit dans la vie aussi. Elle (la belle-mère) se mêle un peu de toute l’histoire, mais on a besoin d’elle aussi pour les aider, pour leur faire penser à telle chose, etc. Alors, ils se servent de la bonne femme, mais en même temps, elle les fatigue. De son côté, elle appelle sa belle-fille : elle est où cette perdue-là? C’est très bien écrit. J’aime beaucoup Le P’tit Théâtre du Nord sans vouloir flagorner pour les flatter. Je vais toujours voir leurs productions. Ce n’est pas du théâtre « d’été » un peu folichon comme on voit un peu partout au travers de la province des fois; quoique cela s’améliore en ce moment. Il y a beaucoup de bons auteurs qui sont revenus à écrire du théâtre « pour » l’été. Eux, ils ne font que des créations. On ne veut que des auteurs québécois chez eux. Cela fait 20 ans qu’il existe, alors c’est magnifique ça! Ils vont bientôt avoir leur théâtre à eux.

Docile se joue sur un fond des années 60. Pour mettre les gens un peu dans le contexte, quels sont les éléments les plus marquants de cette époque qui, selon vous, sont en lien avec la pièce? 

La Révolution tranquille arrivait! On avait René Lévesque! Jean Lesage! Duplessis était mort deux ans avant, je pense. Il y a des choses aujourd’hui qui sont vraiment arriérées des fois par rapport à ce que c’était en 60-62! Avec tous les réseaux sociaux, les gens un petit peu quétaines ont la chance d’écrire aussi et c’est leur droit, mais des fois, ça n’aide pas à l’évolution. Heureusement qu’à côté, on a quelques personnes intelligentes qui arrangent ça. Mais moi, je ne suis pas folle des réseaux sociaux; je n’ai qu’Internet. En lien avec la pièce, il est question d’une maison de beauté qui cherche quelqu’un. Il y a mon fils, qui est photographe, qui vient présenter ses photos. Il est le mari du rôle principal, Anne, qui est joué par Louise Cardinal. (…) Ce qui est intéressant, c’est que tout est en noir et blanc : maquillage, costumes, décors. Il y avait plus de films en noir et blanc en 60 que de films en couleurs.

Docile est présentée comme étant une comédie noire et intrigante. Qu’en pensez-vous?

C’est ce que je vous ai dit; c’est un suspense! On ne peut pas vous en dire plus. Les gens connaissent quand même Mélanie Maynard. Elle est très connue par la radio ou la télé et vous avez Jonathan Racine. Ils ont, tous les deux, écrit la pièce qui a été mise en scène par Jonathan. Comme Mélanie le dit toujours : venez, c’est la meilleure pièce!

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Murielle Yockell , Journaliste

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