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13 mars 2020

COVID-19

Quels impacts économiques chez nous?

Suite aux mesures prises dans la lutte contre la propagation du COVID-19, le Centre local de développement (CLD) d’Antoine-Labelle et la chambre de commerce de Mont-Laurier se prononcent sur les impacts économiques attendus dans la région.

Kathleen Godmer , journaliste

Frédéric Houle, directeur général du CLD d’Antoine-Labelle.
Frédéric Houle, directeur général du CLD d’Antoine-Labelle.
© (Photo L’info de la Lièvre – Archives)

À la Chambre de commerce, on affirmait être bien conscient que chez la population un début de vent de panique se fait sentir.

Il semble que pour le moment, il soit difficile de tracer un portrait de la situation puisqu’aucun écho, de la part des commerçants, ne sait fait entendre, probablement trop occupés à s’organiser.

« On le sait que ça va venir. On le sait qu’il risque d’y avoir beaucoup de répercussions au niveau économique, mais je pense que pour le moment tout le monde est concentré à prendre les mesures nécessaires pour justement que ça ne devienne pas pandémique. Je crois que les gens sont très inquiets de ce que sera le après, au niveau économique », a affirmé la directrice générale, Geneviève Brisebois.

Mme Brisebois semble dire que la survie des petits commerçants locaux n’est pas en péril. Elle croit que de l’aide gouvernementale viendra afin d’aider les entreprises qui auront rencontré le plus de difficultés à se relever.

Elle a aussi mentionné que, pour la région, on se prépare à travailler fort avec les petits commerçants lorsque la situation sera revenue à la normale et elle assure que la Chambre de commerce sera là pour eux.

Pas juste du négatif

Au CLD, on a confirmé qu’un grand nombre d’assemblées générales annuelles avaient été annulées ou reportées dont la leur qui devait avoir lieu le 15 avril prochain. Entreprise et organismes sont à l’affut de ce qui s’en vient. Bien sûr, on est conscient qu’il y aura des répercussions, mais il ne faut pas tout voir en noir.

Selon Frédéric Houle, directeur général, il n’y a pas que des situations problématiques qui s’en viennent, il y aura aussi des opportunités qui vont être créées.

« Je parlais avec des propriétaires de pourvoiries et on concluait qu’il va probablement y avoir plus de tourisme intra-Québec dans les prochains mois et l’été à venir. Les gens vont probablement rester plus sur le territoire et continuer de dépenser dans leur région. L’argent va aller dans les commerces de proximité pour s’approvisionner », a-t-il expliqué.

M. Houle semblait aussi dire que l’achat local pourrait bénéficier de cette situation. Sans dire que ce sera totalement positif, des opportunités seront générées qui devront être saisies. Tout dépendamment de la durée de cette situation hors du commun, ce sera surtout les défis de logistiques qui seront extrêmement grands et particulièrement au niveau des événements estivaux prévus sur le territoire qui, s’ils n’ont pas lieu, impacteront au niveau touristique.

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Kathleen Godmer , journaliste

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