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5 novembre 2020

Flip Fabrique et son spectacle Six°

« La pandémie nous permet d’en offrir plus à notre public québécois »

Le 8 novembre prochain, Flip Fabrique présentera son spectacle Six° à l’Espace Théâtre. Six enveloppes, six mystérieuses invitations, six inconnus. Les convives sont arrivés, mais il en manque un l’appel. Qu’est-ce qu’on fait ? On attend… mais on ne s’ennuie pas. FLIP Fabrique arrive à Mont-Laurier avec une comédie acrobatique où le banal devient extraordinaire et où une douce folie se dégage dans l’attente. Le directeur artistique Bruno Gagnon en a confié plus à L’info.

Kathleen Godmer , journaliste

Avec son spectacle Six°, Flip Fabrique reste fidèle à ses spécialités en présentant à travers une histoire : trampo-mur, cerceau aérien, jonglerie, hula-hoop, sangles aériennes et diabolo.
Avec son spectacle Six°, Flip Fabrique reste fidèle à ses spécialités en présentant à travers une histoire : trampo-mur, cerceau aérien, jonglerie, hula-hoop, sangles aériennes et diabolo.
© (Photo gracieuseté)

Présentez-nous Flip Fabrique.

Pour Flip Fabrique, ce sera le troisième spectacle qu’on présentera à Mont-Laurier. Nous sommes une compagnie de cirque contemporain qui a vu le jour il y a bientôt neuf ans. On crée des spectacles qui se veulent hauts en couleur, légers, ludiques. Des spectacles pour promouvoir la joie de vivre. C’est très amical. C’est une compagnie qui a été fondée au départ par sept amis. Depuis les débuts, on a fait plus de 1 000 représentations autant au Québec qu’à l’international. (…) Plusieurs artistes se sont joints à nous, car parfois, on roule à trois ou quatre spectacles qui sont présentés simultanément.

À quoi doivent s’attendre les gens qui iront voir Six°?

Six° est un spectacle Covid proof . C’est un spectacle qui va faire oublier, le temps d’une heure et quart, qu’on est dans une pandémie mondiale. C’est un spectacle intelligent, léger, qui va faire ressortir les cœurs d’enfants, qui va faire que les gens vont être heureux d’être de retour dans une salle de spectacle après six mois. Je suis certain qu’il sera très bien reçu. À travers le drôle, l’acrobatique, le ludique, on transporte les spectateurs dans un univers où nous sommes tous à Six° de tous nous connaître.

Quels sont les impacts de la Covid sur votre art qui est très physique et qui demande proximité et interaction? Vous avez sûrement dû adapter le spectacle?

« Toute la création du spectacle s’est faite en confinement si on peut dire. Tous les artistes étaient isolés ensemble et les entrainements se faisaient dans une grange, à Portneuf, coupé du reste du monde. Ça a été fait en suivant les règles sanitaires. On a revu de A à Z tout notre processus créatif pour être en mesure, malgré le contexte, de rester en vie et pour nous, rester en vie, c’est créer et divertir les gens. On n’a donc pas eu le choix de revisiter toutes nos pratiques pour produire un spectacle à la hauteur de ce que présente Flip Fabrique habituellement.

Qu’est-ce qui a inspiré ce spectacle?

« C’est parti d’échanges entre les sept fondateurs, puis d’échange avec le metteur en scène Olivier Lépine avec qui on est arrivé avec la nuance que nous sommes à Six° de séparation de tous nous connaître. Il se met donc en place un jeu entre les enveloppes qui se découvrent à travers le spectacle, les enveloppes manquantes, celles qui arrivent, les gens qui proviennent d’époques différentes et qui font vivre au personnage principal des états d’âme et des folies. Tout le monde, dans le spectacle, a un lien à six° près. Ce lien-là, ce Six° de séparation est un vrai phénomène qui dit qu’à six poignées de mains près on connaît tout le monde sur la planète. C’est vers ça qu’on s’est penché initialement et qui est devenu l’essence du spectacle.

Malgré la situation, qu’est-ce qui s’en vient pour vous?

Six° est en tournée au Québec. C’est la tournée qui a été planifiée la plus en retard, à la dernière minute, et c’est un record pour nous de présenter 35 spectacles en un mois et demi, partout au Québec. C’est du jamais vu. (…) Ça fait des années qu’on prend du temps pour être au Québec, pour tourner ici. On pourrait tout le temps être à l’international, mais non, on planifie nos calendriers, on ramène les cargos, on veut présenter ici, à la maison. La situation nous permet maintenant d’en offrir plus à notre public québécois et les diffuseurs sont très heureux de pouvoir nous accueillir. Pour le moment, on se concentre sur la tournée de Six°, sur nos prestations numériques, sur nos présences à la télé et l’avenir nous dira ce qui se passera en janvier.

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Kathleen Godmer , journaliste

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