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13 novembre 2020

É.T.É et sa musique trad

Plus qu’un simple party de cuisine

Le 14 novembre prochain, le groupe É.T.É. présentera son spectacle à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier. L’événement propose la découverte d’une vision bien actuelle et dynamique de la musique traditionnelle québécoise. Question d’en savoir plus, L’info a discuté avec une des membres du groupe, Élisabeth Moquin.

Kathleen Godmer , journaliste

Le 14 novembre, le groupe É.T.É. vous fera découvrir ce qu’est la musique traditionnelle en 2020.
Le 14 novembre, le groupe É.T.É. vous fera découvrir ce qu’est la musique traditionnelle en 2020.
© (Photo gracieuseté - É.T.É. – Amélie Fortin)

Qui est  É.T.É. et pourquoi É.T.É.?

É.T.É. c’est pour Élisabeth, Thierry, Élisabeth. Aussi simple que ça. Nous sommes un groupe de musique traditionnelle québécoise qui offre autant des compositions que du répertoire traditionnel québécois. Dans le groupe, nous sommes tous chanteurs. Au violoncelle on a Élisabeth Giroux. Elle a un parcours plus classique et est allée au Conservatoire. Elle a aussi touché au jazz et ça fait quelques années qu’elle est tombée dans l’univers de la musique trad. Thierry Clouette joue du bouzouki irlandais et il tape du pied. Il fait son cégep à St-Laurent en jazz, mais a été faire sa dernière année à Joliette en musique traditionnelle. C’est là qu’on s’est rencontré. C’est un grand curieux, un grand touche-à-tout. Il est très versatile et très imaginatif. Moi, je joue du violon, tape du pied et je gigue. J’ai fait toute ma technique à Joliette en musique traditionnelle. J’ai fait partie de diverses troupes de folklore québécois et j’ai beaucoup appris par moi-même en travaillant au Village québécois d’antan où j’ai joué du violon à profusion (improvisation). C’est donc le mélange de nous trois qui donne une belle couleur à notre groupe. On se complète bien et on adore travailler ensemble.

Expliquez-nous ce qu’est la musique trad en 2020.

On aime vraiment prendre le répertoire, le jouer ensemble, l’adapter au goût du jour en faisant des arrangements qui sont peut-être un peu plus développés et inspirés de ce qu’on vit actuellement et de la musique qu’on écoute. Nos arrangements sont bien teintés de différents styles de musique, mais la base sonnera toujours québécoise et traditionnelle. On veut garder cette lignée-là. Ce qui nous a réuni tous les trois, c’est ça. Ça reste donc ça en y ajoutant chacun notre couleur, notre style, notre expérience, pour que ça devienne unique et moderne.

Vous êtes encore considérés comme un jeune groupe et plusieurs sont encore à l’étape de vous découvrir. À quoi les gens doivent s’attendre lors de votre spectacle?

C’est vrai qu’on est encore un jeune groupe, car on a seulement cinq ans d’existence. On a sorti notre deuxième album il y a maintenant un an en novembre. Avec la situation, on n’a pas pu le jouer énormément donc on a vraiment hâte de s’y remettre. Les gens de Mont-Laurier doivent s’attendre à voir des gens qui aiment ce qu’ils font. On aime jouer ce qu’on joue ensemble et ça transparait. C’est un partage de passion. On se regarde, on s’amuse et c’est certain que les gens vont remarquer cette belle complicité. On a juste le goût de transmettre notre amour au public. C’est assez dynamique comme spectacle et de rester assis sur sa chaise, comme la situation le demande, ce ne sera pas facile. Par contre, les gens, s’ils en ont envie, peuvent taper du pied ou taper des mains. Il ne faut pas se priver. Il ne faut pas s’attendre à se retrouver dans un party de cuisine traditionnel. Il va y avoir des chansons qui vont vraiment lever, mais il va aussi y en avoir des plus calmes ou sentimentales qui poussent à l’introspection. On veut faire passer les gens par toute une gamme d’émotions.

Qu’est-ce qu’ont représenté la pandémie et le confinement pour É.T.É.?

Quand la pandémie est arrivée, on était en Australie. Là-bas, ce n’était pas la même réalité. Les gens prenaient encore un verre sur les terrasses, donc quand on est revenu en panique, on n’était pas à la même place, on ne comprenait pas ce qui se passait et pourquoi tout le monde était barricadé chez eux. Le confinement faisait qu’on ne pouvait pas se voir, donc on en a profité pour faire nos trucs plus personnels. J’avais un projet qui me trottait en tête depuis longtemps et c’est là-dessus que j’ai travaillé. Ce n’est qu’à la fin de l’été qu’on s’est revu et qu’on s’est remis à pratiquer. On a fait aussi beaucoup de tournage, car les festivals n’acceptent que des captations. On était plus dans la vidéo. Là, on se prépare à entrer dans une bulle de création pour du nouveau répertoire. Je crois que cette petite pause nous a fait du bien et permis de prendre du recul face à ce qu’on fait et à s’inspirer.

Est-ce qu’ É.T.É a des projets qui s’en viennent malgré le contexte difficile?

Pour l’instant on veut tourner des vidéoclips et du live. On va commencer à créer de nouvelles chansons et on verra ce que ça donne. On y va sans objectif précis pour l’instant, car tout est vraiment trop incertain. C’est difficile de prévoir des projets plus gros. Pour le moment, on s’en tient à ça en espérant pouvoir sortir un single bientôt.

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Kathleen Godmer , journaliste

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