50 plans d’eau affectés par le myriophylle à épis
De nombreuses instances travaillent sans répit année après année pour freiner la prolifération de la plante aquatique myriophylle à épis sur le territoire du Québec. Comment se présente la situation au mois d’août 2022 dans les Laurentides ?

D’emblée, soulignons qu’en avril dernier le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques (MELCC) a publié la plus récente liste de présence du myriophylle à épis au Québec. Cette dernière peut être consultée ici. C’est d’ailleurs avec ces données que L’info travaille. Disons que du territoire des Laurentides, ce sont 46 lacs et cours d’eau qui trouvent place sur la liste, certains depuis plus de cinq ans.
Au lac Labelle, sur le territoire de Labelle, la plante est présente depuis une douzaine d’années selon Yvan Guindon, trésorier à l’Association des propriétaires au lac Labelle, l’homme derrière tout ce qui touche le myriophylle. Il affirme que l’association a toujours travaillé sans l’aide de la Municipalité même s’il avoue avoir été conseiller municipal.
N’empêche, il retourne à la tâche chaque saison et soutient que depuis près de trois ans, après diverses actions, la prolifération a freiné.
« Il y a trois secteurs où le myriophylle est présent. Et c’est bien contrôlé », explique-t-il au journal. M. Guindon mentionne que certains riverains ne sont pas trop au courant des mesures à suivre pour protéger le lac de la plante, tout comme d’autres laissent passer des gens avec leurs embarcations sur des descentes privées. « Mais pour l’instant, la surveillance a porté ses fruits, nous avons un certain contrôle sur la prolifération », se réjouit M. Guindon.
Les municipalités à l’avant-plan
À la MRC d’Antoine-Labelle (MRCAL), le comité sur l’aménagement du territoire a déposé un document du Plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH), dans lequel quelques pages sont consacrées au myriophylle. Ce document n’est pas disponible pour le public puisqu’il doit être soumis au MELCC avant. Les municipalités et les lacs affectés dans la MRCAL sont répertoriés.
« Sur les sept municipalités, environ 18 lacs sont touchés », informe Daniel Bourdon, préfet de la MRC et maire de Mont-Laurier. Quand on lui demande si justement la MRCAL soutient les municipalités, il répond que oui, mais c’est un combat qui revient surtout à ces dernières et les associations de lacs qu’elles soutiennent à leur tour.
« Comme la Ville de Mont-Laurier a soutenu l’Association au Lac-des-Îles », ajoute-t-il. Et Rivière-Rouge pour l’Association au lac Tibériade. « La MRC ne s’ingère pas dans cette problématique. » En fait, M. Bourdon croit que les efforts en association avec les organismes comme l’Organisme des bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon (OBV-RPNS), l’Alliance pour une Gestion Intégrée et Responsable du bassin versant de la rivière du Diable (AGIR pour la Diable) ou le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI), ainsi que les associations de lac, sont essentiels.
Situation actuelle à venir
Geneviève Gallerand est directrice générale de l’OBV-RPNS. Elle a travaillé au sein du COBALI et AGIR pour la Diable. Elle connaît les territoires. Jointe par L’info, Mme Gallerand indique que la situation actuelle des lacs à ce jour n’est pas entre ses mains, bien qu’elle affirme que la situation du myriophylle n’a probablement pas régressé dans les lacs laurentiens. Un rapport ou un bilan pourrait voir le jour dans quelques mois.
En 2022, le RPNS agit comme organisme de support aux bénévoles, aux municipalités qui demandent ses services qui ne sont pas limités au myriophylle.
Comme pour M. Bourdon, Mme Gallerand martèle que la sensibilisation reste le facteur clé pour vaincre au combat contre le myriophylle. Doit-on rappeler que les embarcations (de la planche au bateau de plaisance) doivent être bien lavées? Les embarcations de type pneumatique ou les planches peuvent être lavées avec un jet d’eau fort et ça ne coûte rien. Pour les autres types, les stations de lavage existent. Pourquoi risquer la mort d’un plan d’eau pour quelque temps de plaisir? Bien que la situation inquiète plusieurs, le consensus demeure que le myriophylle à épis est probablement là pour très longtemps.
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